Symposium Lallemand : le rôle du microbiote dans le bien-être des chevaux

Stéphane Leoni vient de rejoindre Lallemand en tant que Europe business développement manager Companion Animal, fonction nouvellement créée et démontrant l’implication de Lallemand sur ces nouveaux marchés.

C’est dans le cadre prestigieux du Royal race course de Windsor (Grande-Bretagne) que Lallemand a organisé son symposium scientifique dédié au bien-être des chevaux et animaux de compagnie et plus spécifiquement au rôle majeur du microbiote intestinal et des antioxydants, en octobre dernier. Quatre-vingts personnes se sont réunies pour échanger avec les chercheurs venus exposer leurs dernières connaissances en la matière. Morceaux choisis.

En ouverture du symposium scientifique dédié au rôle du microbiote intestinal dans le bien-être des chevaux et animaux de compagnie, organisé en octobre au Royal race course de Windsor (Grande-Bretagne), Lee Gresham, country manager Lallemand Animal nutrition UK, a rappelé l’investissement de la BU Animal Nutrition dans les « animaux- compagnons », une catégorie qui ne regroupe pas seulement les chiens et chats, mais aussi les chevaux.

Laurent Dussert, global category manager Lallemand, a livré son analyse des principales tendances du marché : « le marché des ingrédients fonctionnels équins est dominé par les problématiques de confort digestif, de récupération à l’effort, d’immunité, d’intégrité musculaire et de prévention de problèmes articulaires. Les solutions naturelles proposées par Lallemand répondent à ces enjeux, tout en satisfaisant les exigences des propriétaires en termes de transparence et naturalité des ingrédients. »

Exploration du microbiote

Emmanuelle Apper, responsable du réseau R&D Centre d’excellence, qui coordonne les études en partenariats avec les instituts de recherche, notamment l’Inrae, a plongé l’audience au cœur du sujet, avec l’aide de sa collègue Frédérique Chaucheyras-Durand, basée au sein du centre de recherche de l’Inrae, pour une exploration du microbiote. Elles ont commencé par rappeler que « ce que l’on appelle microbiote – et que l’on appelait auparavant microflore – rassemble tous les protagonistes du microbiome : les bactéries, archaes, champignons, protozoaires et virus ».

La recherche a beaucoup évolué ces dernières années, sous l’effet des nouveaux outils de recherche dits omiques. Grâce aux techniques de séquençage des amplicons haut débit, les chercheurs ont aujourd’hui accès à un plus grand nombre de populations bactériennes du microbiote que ce qui est possible avec les techniques de cultures traditionnelles. « Si ces techniques nous permettent une meilleure connaissance des communautés microbiennes selon les espèces et la physiologie du tractus digestif, le traitement des données représente toujours un challenge », admet-elle. La composition du microbiote intestinal subit la double influence des facteurs abiotiques et biotiques : les constituants résidents, mais aussi le microbiote exogène comme les pathogènes et les probiotiques et le régime alimentaire.

Emmanuelle Apper a souligné le rôle du microbiote dans le maintien de l’homéostasie et la santé intestinale. Elle a présenté « l’hypothèse oxygène » qui pourrait expliquer de quelle manière, en cas d’inflammation, la libération d’oxygène dans la lumière intestinale entraîne, chez les micro-organismes, l’adoption d’un métabolisme propre à s’adapter à ces nouvelles conditions. « Aujourd’hui la recherche à l’aide des technologies omiques s’attache à identifier des biomarqueurs, de la composition, comme de la fonction, pour comprendre quels microbes sont intégrés au processus de digestion des différents substrats », ont-elles conclu.

Françoise Foucher

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