Mc Cauley's : fabricant d'aliments au coeur du Kentucky

Mc Cauley’s est installé à Versailles, dans le Kentucky, pépinière des plus beaux chevaux du monde. Cette entreprise familiale y fabrique, depuis 1938, des aliments et suppléments pour chevaux, formulés pour chaque race, âge, classe et niveau d’activité.

Le Dr John Lew, responsable de l'équipe nutrition équine, et Steve Baker, directeur des opérations.

Le Dr John Lew, responsable de l’équipe nutrition équine, et Steve Baker, directeur des opérations.

L’industrie du cheval compte pour près d’un quart des revenus agricoles du Kentucky, état situé à l’est des États-Unis. À moins d’une dizaine de miles de l’hippodrome de Keeneland, le plus grand et réputé de la région, se trouve l’entreprise familiale Mc Cauley’s. Une usine implantée en 1938, spécialisée dans l’alimentation pour chevaux. « Nous travaillons aujourd’hui avec les élevages les plus importants du pays, souligne John Lew, nutritionniste. Notre objectif n’est pas de collaborer avec les entraîneurs mais avec les éleveurs, explique-il. Le rapport avec l’animal est vraiment différent. L’éleveur suit le GMQ : la courbe doit être constante, régulière, uniforme. C’est ce qui permettra ensuite à l’animal de devenir un bon cheval de course. Nous apportons nos connaissances en matière d’alimentation équine pour contribuer au meilleur développement de l’animal et de son potentiel, sans oublier une santé optimale. »

Mc Cauley’s propose ainsi une centaine de produits différents, adaptés à tous les âges et toutes les carrières : course, monte en selle anglaise, attelage, western, trail, etc. « Mais seulement deux ou trois représentent 80 % de notre chiffre d’affaires. » Des aliments essentiellement dédiés aux poulains et étalons, vendus principalement sous forme de pellets de 4 à 10 mm, « pour une mastication facile ».

Le géant américain Alltech a racheté, il y a un an, l'entreprise familiale Mc Cauley's.

Le géant américain Alltech a racheté, il y a un an, l’entreprise familiale Mc Cauley’s.

Qualité et spécialité

« Les chevaux sont très sensibles : nous travaillons avec les ingrédients les plus surs et les plus nutritionnels possibles. Le blé utilisé est, par exemple, le même que pour l’alimentation humaine. Nous suivons des programmes très stricts de qualité, de contrôle et gestion des risques de salmonelles, E-Coli et contaminations chimiques. Chaque sac est vérifié manuellement avant sa sortie de l’usine. » La matière première principale des aliments proposés par l’entreprise est l’avoine : « Céréale à haute énergie et contenance en fibres. Elle provient d’Amérique du nord, de l’ouest du Canada plus précisément. Il n’y a pas de bonne avoine ici ! »

Mc Cauley’s propose, grâce à son équipe de nutritionnistes et d’experts techniques, des programmes alimentaires personnalisés et adaptés à certaines pathologies. Comme pour les chevaux intolérants aux grains (sujets aux coliques, ulcères, myéloencéphalite protozoaire, etc). « Il s’agit d’un aliment, pellet ou mash, formulé avec des sources de fibres digestives, telles que la pulpe de betterave, et des huiles végétales afin d’apporter un niveau similaire de calories sans l’amidon ni les sucres généralement associés. » D’autres aliments apportent vitamines et minéraux ou sont formulés pour lutter contre les effets du stress des entraînements et de la compétition. D’autres encore peuvent jouer sur l’aspect esthétique de l’animal, comme l’huile de son de riz, « recommandée avant une vente ou un spectacle car elle rend la crinière plus brillante ». C’est également une source naturelle de gamma oryzanol, agissant sur la masse musculaire et améliorant la condition physique.

L’ensemble de ces aliments sont produits sur le site de Versailles, qui compte vingt employés, « dont cinq chauffeurs et quatre à la production. C’est vraiment une petite structure familiale, mais avec la volonté de nous imposer face à des géants », souligne Steve Baker, directeur de la société, qui a rejoint il y a un an le giron de la firme internationale Alltech et exporte aujourd’hui au Japon, en Irlande, au Venezuela ou encore au Chili.

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Ermeline Mouraud

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 701 – Novembre 2016

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