Philippe Mangin inquiet pour les filières agricoles

Philippe Mangin, président de Coop de France, a tenu une conférence de presse le 26 septembre dernier afin de faire un point sur les différents dossiers en cours. Il s’est montré inquiet face à la situation économique et financière à laquelle est confrontée actuellement la zone euro et qui provoque la mise en attente de certains projets de restructuration, notamment à cause d’une « certaine frilosité des banquiers ». Suite à la sécheresse, Philippe Mangin affirme que « le pire a été évité malgré des disparités énormes sur le territoire ; cette disparité devient une des caractéristiques de l’agriculture française et ne facilite pas toujours le traitement des problèmes ». Pour lui, l’ensemble des filières est plus ou moins frappé par des problématiques structurelles : la compétitivité, la volatilité et le niveau d’organisation des producteurs. Par rapport à la compétitivité, Philippe Mangin compte sur les élections présidentielles pour « verser des contributions au débat ». Il souhaite, par ailleurs, que l’ensemble des filières assume la responsabilité de la captation de valeur ajoutée via trois leviers : la plus grande segmentation de la commercialisation des produits, l’effet « taille » avec le rapprochement de certains coopératives et l’innovation parfois manquante, ce qui peut s’avérer « inquiétant au regard de ce qui se passe dans d’autres régions du monde ». S’agissant de la volatilité, elle « est en train de confirmer quelque chose de grave : la financiarisation des marchés agricoles est en marche et de façon excessive. Elle n’est ni régulée, ni maîtrisée, ni réglementée. La prise de risque pour les opérateurs des filières devient insupportable et pourrait avoir des conséquences graves ». Coop de France soutient donc vivement la mise en œuvre des décisions du G20 (cf. RAA n° 648).

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