Fabrice Bedel, responsable du pôle marketing.

Fabricants d’aliments : les enjeux de l’hyperprolificité et de la démédication

La principale orientation cette année est la création, ou l’adaptation, de gammes répondant aux besoins spécifiques des truies hyperprolifiques et de leurs porcelets. Les fabricants s’engagent également pour la démédication et le développement de modèles de production alternatifs. Ils proposent ainsi de plus en plus d’outils numériques, à destination des agriculteurs, pour une approche globale en élevage et la mise en place de pratiques plus respectueuses de l’animal, de l’éleveur et de l’environnement.

Régis Bedard, directeur général d’Aliferm.

Régis Bedard, directeur général d’Aliferm.

Aliferm

Répondre aux besoins des truies hyperprolifiques

Aliferm, associée avec le Groupe Michel et spécialisée en porcelet 1er âge, mettait cette année en avant sa gamme Excel, destinée à « répondre aux besoins des truies hyperprolifiques », explique Régis Bedard, le directeur général. « L’objectif est, pour toutes les génétiques, d’augmenter le niveau de vitamine B dans l’aliment et d’apporter des oligo-éléments chélatés, pour assurer la viabilité de l’ensemble des porcelets nés. » Aliferm mène également différents essais sur l’apport d’enzyme en porcelet et charcutier. « Nous développons des produits pour nos clients qui veulent améliorer leurs performances, à chaque phase physiologique. » Aliferm propose ainsi une fabrication à la carte, « des produits adaptés à l’élevage et son environnement ».

Fabrice Bedel, responsable du pôle marketing.

Fabrice Bedel, responsable du pôle marketing.

Cecab-Coop de Broons

Lancement de Cow’Line et de la démarche Well-faire

La Cecab et la Coop de Broons, réunies dans le groupe D’aucy, viennent de lancer Cow’Line, un outil numérique inédit « qui révolutionne le conseil nutrition des vaches laitières ». Il s’agit d’un tableau de bord recensant les données essentielles du troupeau (pesées du contrôle laitier, données des centres d’insémination, ration distribuée, etc.) afin d’améliorer l’efficacité du suivi nutritionnel des vaches laitières. « Un outil qui agit en déconnecté du troupeau, sur lequel on travaille depuis deux ans », souligne Fabrice Bedel, responsable du pôle marketing de la Cecab. « Il fournit au technicien et à son éleveur une analyse rapide et visuelle des performances du troupeau, et identifie rapidement les leviers d’action pour atteindre les performances souhaitées. » Cow’Line calcule par exemple la production laitière permise par le troupeau sur les deux à six mois à venir et permet ainsi de faire des simulations pour prévoir, de façon fine, les volumes livrés et, si besoin, de réagir rapidement pour atteindre les objectifs. Dès qu’une problématique (acidose, chute de production, etc.) apparaît dans l’élevage, le technicien est prévenu grâce à un système d’alerte automatique. « Un accompagnement est garanti dans les 48 heures. Les techniciens ont en permanence un œil sur le fonctionnement et l’efficacité des troupeaux. Ils interviennent au bon moment et uniquement lorsque c’est nécessaire. » Une caravane sillonne la Bretagne depuis le 19 septembre et jusqu’au 26 octobre pour présenter ce nouvel outil.

Les deux coopératives sont également engagées dans une démarche baptisée Well-faire, « une approche globale en élevage pour réduire les antibiotiques, développer un mode d’élevage plus respectueux de l’animal et de l’éleveur, allant dans le sens de l’agroécologie. Une démarche active et volontariste pour une agriculture durable et par des agriculteurs responsables » qui s’applique aux élevages de porcs, de veaux et de dindes. « Well-faire Porcs se concentre principalement sur la période critique sevrage-entrée engraissement pour réduire les antibiotiques dans les aliments premier et deuxième âge. L’offre est également accentuée pour les truies avec deux aliments préparation mise bas et allaitante, Gestinov et Lactiperf, pour augmenter le poids des porcelets et la production laitière de la truie. Well-faire Veaux veut apporter une solution au taux de mortalité des veaux particulièrement élevé en Bretagne. Un problème qui, outre des pertes économiques, engendre un accroissement considérable du temps de travail. Cette démarche complète d’audit et de conseil vise à déployer un ensemble de bonnes pratiques d’élevage centrées sur la prévention et visant à réduire le recours aux interventions médicamenteuses et la mortalité. »

La Cecab et la Coop de Broons présentaient également sur leur stand Elixir, un supplément nutritionnel à base d’enzymes pour améliorer la digestibilité des fourrages. « Avec une efficacité garantie ou remboursée, assure Fabrice Bedel. On peut indiquer à l’éleveur le potentiel de valorisation d’Elixir sur son fourrage, lui dire combien il peut gagner. »

(…)

E. Mouraud

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 710 – Octobre 2017

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de La Revue de l’Alimentation Animale.