Symposium Fefana – FFAC : les arômes alimentaires sous pression

Une cinquantaine d’entreprises ont participé au symposium organisé par le FFAC (Consortium pour l’autorisation des arômes alimentaires) de la Fefana (Association européenne des ingrédients alimentaires et de leurs mélanges) autour du thème Arômes alimentaires : l’industrie à un carrefour.

Dans ses propos d’introduction, Joerg Seifert, secrétaire général de la Fefana, rappelle que l’association regroupe plus d’une centaine d’entreprises ayant des profils variés, tous producteurs ou distributeurs d’additifs alimentaires, d’ingrédients alimentaires fonctionnels, de prémix et autres mélanges d’ingrédients spéciaux entrant dans la chaîne alimentaire via l’aliment du bétail. « Nos membres englobent aussi bien des groupes internationaux que des PME », ajoute M. Seifert qui souligne que le rôle de la Fefana est de promouvoir, représenter et défendre les intérêts de cette industrie, notamment au sein des institutions européennes.

Ludovic Arnaud, directeur du consortium FFAC et de la réglementation au sein de la Fefana : « Rejoindre le FFAC, c'est travailler de manière responsable et concertée au devenir réglementaire des arômes en alimentation animale. » (Copyright : Fefana)

Ludovic Arnaud, directeur du consortium FFAC et de la réglementation au sein de la Fefana : « Rejoindre le FFAC, c’est travailler de manière responsable et concertée au devenir réglementaire des arômes en alimentation animale. » (Copyright : Fefana)

850 arômes documentés

Ludovic Arnaud, directeur du consortium et de la réglementation au sein de la Fefana, inaugure la série de conférences en proposant un point sur l’historique de l’autorisation des arômes alimentaires et sur les préoccupations actuelles en la matière. « Le consortium FFAC a été créé en juin 2007 et a compté jusqu’à 42 membres en 2010 », rappelle le conférencier qui ajoute que l’érosion actuelle des membres, dont le nombre est tombé à 26 en 2015, est de nature à fragiliser l’organisation. « Cette perte de collaborateurs rend plus lourde la charge financière des membres restant, tout en diminuant l’efficacité des actions menées pour certains additifs », regrette Ludovic Arnaud qui précise ensuite que la participation au consortium permet d’une part d’accéder à des informations clés concernant la caractérisation et la sûreté des substances et, d’autre part, elle permet d’anticiper et d’agir sur les futures autorisations.

Certes, le dossier arômes est un dossier conséquent : plus de 850 arômes ont fait l’objet d’une demande d’autorisation par le FFAC. Ils sont répartis dans 58 dossiers, dont 36 sont consacrés aux arômes chimiquement définis (1), 20 aux extraits botaniques, tandis que deux sont relatifs aux édulcorants (voir tableau).

« L’évaluation des arômes alimentaires pour les animaux d’élevage est un sujet complexe », précise le communiqué du FFAC et ceci pour plusieurs raisons : absence d’analogie avec l’évaluation des arômes utilisés en alimentation humaine, complexité des procédures d’évaluation de la sécurité des substances pures et des extraits de plantes. « Seuls les membres du FFAC ont un accès direct à la liste des additifs qui seront finalement défendus. Le consortium fournira l’information utile à la finalisation de l’évaluation menée par l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) et aboutissant ensuite à leur autorisation pour une utilisation sur le marché européen.

« Rejoindre le FFAC, c’est travailler de manière responsable et concertée au devenir réglementaire des arômes en alimentation animale », souligne Ludovic Arnaud.

(…)

Philippe Caldier

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 691 – novembre 2015

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de La Revue de l’Alimentation Animale.