Sommet de l’élevage : une agriculture diverse s’expose au pied des volcans

Deux yaks et une yourte posés sur le parvis du Zénith de Cournon-d’Auvergne donnaient le ton : pour sa 31e édition, le Sommet de l’élevage accueillait la Mongolie et posait avec force son ambition d’être le salon de l’« élevage durable ». Au-delà du symbole, c’est une agriculture diverse qui s’expose au pied des volcans du Puy-de-Dôme. La nutrition animale nationale est présente en force.

La Mongolie était l’invité d’honneur du Sommet de l’élevage.

Face au gigantisme des installations du Zénith de Cournon-d’Auvergne, elle avait l’air toute petite la yourte mongole qui accueillait les visiteurs sur le parvis de l’entrée du Sommet de l’élevage. Petite mais forte de symbole : la Mongolie était l’invité d’honneur de cette 31e édition du Sommet de l’élevage. Et ce n’est pas un hasard que ce pays de vastes steppes – dont 80 % du territoire est dédié au pâturage – ait été choisi par le Sommet de l’élevage qui vient d’accoler à son nouveau logo l’engagement « Pour un élevage durable ». Lieu de prédilection de l’élevage durable, les steppes mongoles partagent avec les monts du Massif central une prédilection pour l’élevage extensif.

D’ailleurs, les deux yaks, dont le petit enclos était lui aussi installé sur le parvis, n’avaient pas fait le chemin depuis la lointaine Mongolie, mais depuis leur élevage du Puy-de-Dôme. Une visite de voisinage en somme ! La silhouette de ces deux paisibles bovins aux cornes graciles a, en tout cas, étonné plus d’un visiteur pris en défaut de ne reconnaître leur race d’un seul coup d’œil ! Il faut dire que les visiteurs du Sommet de l’élevage ne s’en laissent pas compter niveau races : Charolaises, Simmental, Hereford, Angus, Normandes, Parthenaises… Jusqu’aux bovins italiens encore jamais présentés dans la grande halle du Zénith : les chianina, marchigiana, romagnola maremmana et podolica !

Les éleveurs de ruminants s’interrogent

La prédominance d’éleveurs de bovins parmi le visitorat explique en tout cas peut être l’ambiance moins enthousiaste que dans les allées du Space. « Pour le moment on ne peut pas parler d’une franche décapitalisation, fait observer Gabriel Pecoul, directeur d’Atrial, l’activité de nutrition animale du groupe coopératif Ucal. Mais nous sommes attentifs car l’élevage de bovin évolue avec une certaine inertie et on sait qu’il faut trois à quatre ans pour retrouver un bovin productif. » « Sous l’effet de la hausse des cours, la production laitière résiste plutôt bien, constate de son côté Jean-Luc Doneys, directeur des productions animale au sein d’Altitude. La production de viande bovine aussi. C’est à nous, au niveau collectif dans les filières, de nous organiser pour donner aux éleveurs la visibilité et les perspectives dont ils ont besoin. Quand je dis collectif, je parle de nous professionnels, de l’amont à l’aval, mais aussi de l’État et du consommateur. Nous devons être solidaire avec nos éleveurs. »(…)

Françoise Foucher

Lire l’article en intégralité dans le numéro 761.

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de La Revue de l’Alimentation Animale.