Pays-Bas : un centre de recherche et d’innovation hors normes

Denkavit, spécialiste de l’alimentation des jeunes animaux, nous a ouvert les portes de son centre de recherche et d’innovation situé à Voorthuizen, aux Pays Bas. Une infrastructure récemment agrandie, qui peut aujourd’hui accueillir près de 3 000 veaux et jusqu’à 8 000 porcelets par an. Visite.

Voorthuizen est située à 70 km à l’est d’Amsterdam (Pays-Bas). C’est dans cette petite ville que Denkavit a installé, dans les années 50, son siège social et sa première usine de production d’aliments d’allaitement. Sur le site, qui s’étend sur près de 75 hectares, on trouve également aujourd’hui une usine dédiée à la fabrication d’aliments composés et de prémix. Mais aussi, un peu à l’écart, un centre de recherche et d’innovation sans équivalent : la DenkaFarm. De lourds investissements ont récemment été réalisés afin d’agrandir et moderniser l’infrastructure, qui se décompose désormais en deux pôles : Veal Expérience, dédié aux veaux de boucherie et Pig Ambition, pour les porcelets.

Vue aérienne de la VealFarm, qui peut aujourd’hui accueillir près de 3 000 veaux.

Vue aérienne de la VealFarm, qui peut aujourd’hui accueillir près de 3 000 veaux.

La nouvelle étable a une capacité totale de 1 440 places de veaux de boucherie, soit au total près de 3 000 places pour jeunes bovins, incluant une autre étable pour les veaux de boucherie et 620 veaux d’élevage. « C’est le plus grand centre de recherche et d’innovation dédié aux veaux dans le monde, assure Gijs Eikelenboom, directeur commercial. Pour se donner les moyens d’avancer vite, il faut les capacités d’essais. »

Le nouveau bâtiment pour les veaux de boucherie compte six départements identiques, permettant de mener simultanément plusieurs essais et de réaliser six répétitions. « Les veaux restent deux semaines en case individuelle, pour apprendre à boire. Puis ils sont regroupés par six, avec une distribution collective mesurée d’aliments et d’aliment d’allaitement. Ils ont du lait (pas plus de 4 litres par repas), du concentré et la paille tous les jours », indique Gert Van Trierum, responsable technique aliment d’allaitement pour les jeunes ruminants. Le système d’alimentation est semi-automatique, seules deux personnes suffisent pour s’en occuper.

Les veaux de boucherie sont suivis jusqu’à 26 semaines. « On observe, en fonction des rations, l’indice de consommation, la croissance, le poids, le développement du rumen ou encore la qualité de la viande,… » Dans son laboratoire interne, Denkavit examine par exemple le plasma sanguin : « La parfaite maitrise de ce type de paramètre permet d’assurer une viande de couleur claire correspondant à la demande du consommateur ».

Vue aérienne du nouveau bâtiment PigFarm, qui peut accueillir jusqu’à 8 000 porcelets par an.

Vue aérienne du nouveau bâtiment PigFarm, qui peut accueillir jusqu’à 8 000 porcelets par an.

Les urines et les excréments sont quant à eux collectés afin d’étudier la digestibilité. « On travaille au développement de nouvelles matières premières de hautes qualités, sources de protéines digestibles. » Pour s’adapter, notamment, aux changements dans le secteur du veau de boucherie. Ces essais suivent trois grands axes : la performance alimentaire, la sécurité et l’économie. « Une qualité toujours plus élevée, des produits toujours plus sécurisés, pour un prix qui cesse d’augmenter. Avec comme objectif : améliorer le potentiel de croissance pour que l’animal soit productif tout au long de sa vie ». Denkavit estime à huit le nombre d’essais qui devraient être menés chaque année.

D’autres essais sont menés dans une salle climatique, à différentes températures et différentes hygrométries, « pour s’adapter aux spécificités des pays », dans différentes conditions et avec différents matériels, « afin de trouver la bonne façon d’utiliser le produit pour atteindre un effet optimal, grâce à des données de recherche fiables et adaptées aux réalités du terrain ». Toutes les données sont enregistrées automatiquement dans un système informatisé et transmises directement à l’équipe R&D.

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E. Mouraud

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 706 – Mai 2017

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