Usines ouvertes : 250 enfants à la découverte de Valorex

Dix entreprises bretonnes de la nutrition animale ont ouvert leurs portes au grand public, samedi 4 juin, à l’initiative de l’association des fabricants d’aliments bretons, Nutrinoë. La veille, le groupe Valorex, dont le cœur de métier est la valorisation des graines oléo-protéagineuses, a fait découvrir ses activités aux scolaires de la région, au travers de visites et d’ateliers ludo-éducatifs. Une première.

« Vous savez que pour être en bonne santé, il faut manger cinq fruits et légumes par jour ? Et bien pour les animaux c’est pareil ! Ils doivent manger des bonnes choses, des repas équilibrés, pour être en bonne santé et pour faire du bon lait. Notre métier, c’est ça. Nous sommes les cuisiniers des animaux », explique Élodie Besnier, ingénieur R&D ruminant, aux élèves de CM1-CM2 de l’école primaire de Combourtillé (Ille-et-Vilaine). Vendredi 3 juin, en marge de l’opération Usines ouvertes organisée par l’

Les élèves de CM1-CM2 de l’école primaire de Combourtillé à la découverte des graines de lin.

Les élèves de CM1-CM2 de l’école primaire de Combourtillé à la découverte des graines de lin.

association Nutrinoë, le groupe Valorex a accueilli 250 enfants afin de faire découvrir ses activités. « L’objectif est de les sensibiliser au modèle agricole responsable pour lequel notre entreprise œuvre chaque jour, de faire connaître les métiers de la nutrition animale et expliquer, de façon ludique, que la bonne alimentation de l’Homme commence dans l’auge des animaux », indique Béatrice Dupont, directrice commerciale.

Au programme, pour les plus jeunes, un atelier graines. « Pourrez-vous reconnaître à quelle graine, utilisée dans l’alimentation animale, correspond cette plante ? » interroge l’animatrice du jour en présentant la photographie d’un champ de colza. De nombreuses mains se lèvent. Aucun problème non plus pour reconnaître le maïs et le blé. « Ces graines représentent entre 50 et 60 % du menu des poules et des cochons », ajoute Élodie. C’est en revanche un peu plus difficile pour le lupin et la fèverole. « On ne savait pas qu’il était possible de faire de la purée avec du colza », s’étonnent Amandine et Maëlle, 11 ans. « C’est comme les pommes de terre pour vous ! Certaines graines sont cuites avant de les donner aux animaux. On utilise pour cela une espèce de grande cocotte-minute. » Direction l’usine pour observer l’extrudeur en question. « Il y a aujourd’hui 45 usines d’aliments du bétail en Bretagne, ce qui représente environ une usine pour 1 000 agriculteurs », indique Béatrice Dupont. « Mon papa travaille à la Cooperl », lance une petite fille. « Moi, mon frère veut devenir agriculteur », ajoute une autre.

Extrusion et oméga-3

La visite se poursuit dans l’usine dédiée à l’alimentation humaine, qui jouxte celle d’aliments du bétail. « Elle est équipée d’une galerie permettant d’observer l’ensemble du procédé d’extrusion. Celui-ci, hormis sa taille, est le même que pour l’alimentation animale », souligne Béatrice Dupont. Depuis six ans, Valorex y produit des farines enrichies en graines de lin et en oméga-3 pour le marché de la minoterie, des pâtes alimentaires et des céréales pour le petit-déjeuner. Le procédé, breveté et nommé Tradilin, garantit 80 % de digestibilité des oméga-3 sur une graine de lin extrudée, « contre 30 % pour une graine de lin broyée ». À travers la vitre, les enfants observent la personne en charge de l’ensachage travailler. « Savez-vous qui a inventé l’extrusion ? C’est Monsieur Kellogg ! Et oui, comme les flocons de céréales que vous mangez le matin. »

(…)

E. Mouraud

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 698 – juillet-août 2016

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