Sopral : nouvelle branche d’activité du groupe Glon

Le groupe Glon a racheté l’entreprise Sopral, spécialiste en petfood et nutrition équine, pour créer dans le même temps une branche d’activités dédiée à ces deux marchés. Mutualisant expertise et moyens de production, Sopral souhaite désormais s’inscrire en « acteur majeur » du secteur.

Yannick Guého, directeur général de la branche Sopral : « La nouvelle branche d’activités de Glon-Sanders va permettre de développer le savoir-faire en nutrition équine et de renforcer l’expertise en petfood. »

Le groupe Glon vient de créer une branche petfood/nutrition équine, après rachat, début 2011, de l’entreprise Sopral, basée en Ille-et-Vilaine. Yannick Guého, nouveau directeur-général de la branche, annonce que Sopral se donne pour objectif de « devenir leader en nutrition équine par le positionnement complémentaire de ses marques (Dynavena, Sanders Nutrition équine et Spillers) et challenger en petfood dans la distribution spécialisée, hors GMS. Flatazor, marque historique de Sopral, va apporter en termes de volume et d’image à Crousti, la marque du groupe Glon. » En visant une production petfood de l’ordre de 30 000 tonnes, le groupe se prépare ainsi à atteindre 10 % du marché français. Sopral affiche désormais un chiffre d’affaires consolidé de 40 millions (23 millions pour l’entreprise Sopral et 17 millions pour Sanders), dont 26 % à l’export. « La branche envisage de réaliser 30 % de son CA à l’international, précise Yannick Guého, notamment en développant des partenariats plus étroits avec le réseau existant. »

La nouvelle branche du groupe Glon souhaite profiter de l’expertise de Sopral, en particulier dans la R&D et la formulation, sur lesquelles l’entreprise créatrice de Flatazor garde la main. La nouvelle configuration va par ailleurs permettre de mettre en œuvre des synergies et de mutualiser les frais et les achats de matières premières (sauf les produits spécifiques), ainsi que les forces de vente, animées par deux directeurs commerciaux (pour la distribution spécialisée et pour le cheval professionnel dédié par marque).

Synergie renforcée

« Le rachat de l’entreprise par le groupe Glon se traduit par la reconnaissance d’un pôle spécialisé, qui n’implique pas de démantèlement entre le petfood et l’aliment cheval mais qui renforce au contraire la synergie entre les deux activités », se réjouit Philippe Jolivet, ancien directeur technique de Sopral et qui devient directeur général adjoint de la branche. Entreprise familiale créée en 1866 autour de l’activité de meunerie, l’entreprise Sopral dispose en effet de deux sites de production à Pléchâtel, l’un dédié au petfood (Macaire) et l’autre à l’aliment chevaux (La Millière). Celui-ci enregistre aujourd’hui un tonnage avoisinant les 20 000 tonnes.

L’usine fonctionne aujourd’hui avec trois lignes de fabrication, deux en extrudé : une Wenger (ligne d’origine), monovis et d’une capacité de 4 t/heure, et une Clextral, « qui permet plus de réglages et donc de maîtrise, pour des produits plus techniques ». Équipée de vis à pas concentrique, celle-ci enregistre une pression de 40 bars à la sortie. Une troisième ligne en floconné ne sert qu’en interne et non plus pour la production d’aliment proprement dite. Les matières premières végétales (principalement du maïs) sont contrôlées à l’arrivée puis réparties en cellules, tandis que les protéines animales sont réceptionnées en pulsé. L’usine produit aussi près de 25 % de PAI (produits alimentaires intermédiaires), principalement des produits extrudés et des flocons porcelets.

Une branche de 120 personnes

Le site petfood de Sopral suit un process en continu, depuis l’arrivée des matières premières jusqu’au stockage et conditionnement. 35 personnes se répartissent les tâches en 3-8 sur site. Avec l’apport des moyens humains de Glon-Sanders (en commercial et logistique), la branche Sopral regroupe désormais entre 115 et 120 personnes.

« Il existe un choc culturel indéniable entre une entreprise privée et un groupe constitué d’un réseau, mais la complémentarité des gammes est plus forte qu’on ne le pensait, et devrait pouvoir répondre à l’objectif qui est de couvrir tous les segments des marchés spécialisés », souligne Philippe Jolivet. « Nous allons profiter des expertises et de la différenciation des marques pour continuer d’innover », complète Yannick Guého.

Sarah Le Blé

… Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 646 – mai 2011

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