Oleosyn Bio : l’autonomie protéique en filière

Filière dédiée aux graines oléagineuses biologiques françaises, Oleosyn Bio repose sur un outil de trituration implanté à Thouars (Deux-Sèvres). Celui-ci a été inauguré le 29 juin. Une relocalisation industrielle synonyme d’autonomie protéique.

L’usine de Thouars a été inaugurée le 29 juin dernier.

En 2020, Terrena et Avril ont créé Oleosyn Bio, une filière 100 % biologique à partir de graines oléagineuses françaises. La filière s’organise autour d’un outil de trituration situé à Thouars (Deux-Sèvres). Celui-ci a été inauguré le 29 juin dernier (lire par ailleurs). En deux ans, 60 000 tonnes de tournesol, de colza et de soja ont été valorisées. Les tourteaux sont consommés par les sites de production d’alimentation animale biologique de Terrena et Sanders (filiale d’Avril) du Grand Ouest, tandis que l’huile est valorisée par Lesieur et d’autres huiliers français et européens. L’unité thouarsaise est une reconversion d’un site de nutrition animale de Sanders. Les quatre emplois ont été maintenus, auxquels s’ajoutent les emplois indirects dans une zone de revitalisation.

Un second programme d’investissements

Sofiprotéol, filiale d’investissement et de développement d’Avril, participe au capital d’Oleosyn Bio. Cette dernière bénéficie également du soutien d’Esfin Gestion, filiale du Crédit coopératif. Par ailleurs, Oleosyn Bio lance un second programme d’investissements. En effet, l’opérateur est rejoint par la Cavac, coopérative vendéenne, en tant qu’actionnaire. D’un montant de 5,5 millions d’euros, ce projet d’extension permettra le doublement de la ligne de trituration du tournesol et de développer les surfaces oléagineuses biologiques dans le Grand Ouest.

Le process industriel

Lors de la réception des graines, les documents de traçabilité, de certification biologique et de précédents de transport sont vérifiés par un opérateur. Celui-ci prélève un échantillon qui est analysé sur place par spectroscopie proche infrarouge et avec un humidimètre. Toute non-conformité est remontée aux acheteurs. Vérifications faites, le camion est pesé au pont-bascule et la marchandise est réceptionnée dans la fosse. La cargaison est stockée dans des silos extérieurs et intérieurs. (…)

Article à lire en intégralité dans le numéro 759.

Gilles Hardy

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