L’esprit de contractualisation selon Valorex

Valorex, dont le siège se situe à Combourtillé, en Ille-et-Vilaine, a rappelé lors d’une rencontre presse son investissement dans la filière végétale avec des prix garantis. La construction d’une filière lin tracée « avec des variétés oléagineuses certifiées et sélectionnées pour leur richesse en Oméga 3 » s’est renforcée depuis 10 ans avec la mise en place d’un prix de vente minimum pour l’agriculteur, et un prix maximum d’achat pour Valorex.

« Aujourd’hui, environ 12 000 éleveurs, qu’ils soient producteurs de ruminants, de volailles chair ou ponte, de porcs, de lapins, etc., utilisent la démarche Valorex, par le réseau de fabricants d’aliments et de transformateurs (laiteries) clients de Valorex », indique la société, qui réalise un CA de 50,7 millions d’euros (exercice 2009-2010). Expliquant le principe de la contractualisation, Valorex souligne que le prix de vente de la graine de lin est indexé d’un commun accord entre l’agriculteur et Valorex sur une culture de référence, en général produite sur l’exploitation. Les éleveurs bénéficient du prix maximum contractualisé sur les achats de graines aux cultivateurs, « ce qui leur évite de subir les hausses inflationnistes du marché », précise la société.

L’Union Européenne est le 1er utilisateur mondial de graines de lin oléagineuses (600 000 t/an) mais produit moins de 20 % de ses besoins, rappelle Valorex. La production française moyenne s’élève à 31 250 tonnes environ, soit 50 à 60 % des besoins de la France. « 300 000 hectares de lin suffiraient pour nourrir tous les animaux d’élevage de France selon la démarche Valorex, à comparer aux 1 500 000 hectares de colza actuels dont une partie est destinée à l’agro-énergie. »

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