Invers Aura : première filiale régionale de production d’insectes

Invers, fabricant d’aliments et croquettes à base d’insectes en Auvergne-Rhône-Alpes, vient de finaliser une levée de fonds de 15 millions d’euros, permettant le développement de « la plus grande filière de production d’insectes en Europe dans le monde agricole ». À l’occasion du Sommet de l’élevage, l’entreprise a également annoncé la création, en collaboration avec les coopératives Limagrain, Oxyane et Eurea, de la première filiale régionale de production de vers de farine.

Lors du Sommet de l’élevage, Invers a annoncé la création de sa filiale régionale Auvergne-Rhône Alpes, Invers Aura, en présence de Sébastien Crepieux, président d’Invers, Vincent Tardif, directeur stratégique Développement nouvelles filières de Limagrain, Francis Gaud, directeur général du Pôle alimentation d’Oxyane et Bertrand Relave, directeur général d’Eurea.

Invers, fondée en 2016 à Saint-Ignat, dans le Puy-de-Dôme, produit et transforme des vers de farine (Tenebria molitor) pour les animaux d’élevage et grand public (croquettes pour chiens et chats, aliments basse-cour et poissons de bassins), grâce à « un modèle circulaire innovant, au plus près des lieux de production et d’usage ». Ce modèle s’appuie, pour l’élevage, sur des agriculteurs partenaires et, pour l’approvisionnement en coproduits agricoles, sur des coopératives.

Concrètement, « nous avons un rôle de naisseur », explique Sébastien Crepieux, président d’Invers. Les jeunes larves sont ensuite confiées aux agriculteurs qui les font croître dans des bâtiments spécialisés et les récoltent à maturité. Elles sont nourries exclusivement de coproduits céréaliers (principalement des sons de blé) et déchets organiques de proximité. Invers fournit un cahier des charges de production « rigoureux » et un appui zootechnique puis collecte les insectes pour les transformer.

« Les agriculteurs sont ainsi au cœur de la production de protéines durables, souligne Sébastien Crepieux. Contrairement à la plupart des modèles d’élevage d’insectes qui se projettent dans de grandes unités de production industrielle, notre solution permet un élevage à la ferme : chaque agriculteur-entomoculteur dispose de son propre atelier d’élevage à taille humaine dont l’activité lui permet de générer un revenu complémentaire (au minimum 35 000 € brut par an) ».

Afin de développer « la plus grande filière de production d’insectes en Europe dans le monde agricole », l’entreprise vient de réaliser une levée de fonds de 15 millions d’euros. Elle construit actuellement un nouveau couvoir de 4 000 m², à Saint-Ignat, qui permettra, dès septembre 2023, de multiplier ses capacités de production par dix et d’alimenter un nombre croissant de bâtiments d’élevage d’insectes. Le premier a été érigé en 2018, en Limagne et l’objectif est « de monter en puissance » et d’en déployer 25 sur toute la région. « Ces bâtiments sont zéro énergie », précise Sébastien Crepieux.(…)

Ermeline Mouraud

Lire l’article en intégralité dans le numéro 761.

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