Bioraffinerie : Afyren inaugure sa première usine d’acides organiques

Sur la plateforme Chemesis de Carling Saint-Avold, en Moselle, Afyren Neoxy est une bioraffinerie « unique au monde ». Elle permet de produire, en circuit court via la valorisation de coproduits issus de la biomasse, des alternatives naturelles et bas carbone aux acides pétro-sourcés. Notamment des acides butyrique et propionique pour l’alimentation animale.

L’usine Afyren Neoxy s’applique sur une plateforme technologique propriétaire, basée sur des micro-organismes naturels et protégée au niveau mondial grâce à dix familles de brevets. Au premier plan, des enrubannés de pulpe de betterave entrant dans le processus de fabrication des acides biosourcés.

Afyren Neoxy est la première usine née de la technologie et du savoir-faire d’Afyren. Cette société française de greentech a été fondée en 2012 par Jérémy Pessiot et Nicolas Sordet, avec pour objectif de « développer une économie propre » et de « concurrencer les dérivés pétroliers pour réduire leur utilisation dans l’industrie ». Après dix années de recherche et de nombreux brevets déposés au niveau mondial, elle a inauguré, fin septembre, sa première unité de production. « Il aura fallu seulement 20 mois pour qu’elle ouvre ses portes », s’est félicité Nicolas Sordet, directeur général, lors de l’événement.

Cette usine « unique au monde », érigée sur la plateforme industrielle Chemesis de Carling Saint-Avold, en Moselle, permet de fabriquer sept acides organiques « 100 % biosourcés et bas carbone, en circuit court », à partir de technologies fermentaires « biomimétiques et circulaires ». Ces biomolécules naturelles, « alternatives aux acides pétro-sourcés », sont issues de la revalorisation de coproduits de cultures sucrières (mélasses et pulpes de betterave) « situées dans un rayon maximum de quelques centaines de kilomètres autour de l’usine », précise Nicolas Sordet.

L’implantation dans la région Grand Est se veut stratégique, « pour les fournisseurs comme pour les clients, indique Jean Saint-Donat, président d’Afyren Neoxy. Elle nous permet de concilier, de façon idéale, ancrage territorial et portée internationale. » Il ajoute : « cette inauguration est la concrétisation de l’ambition d’Afyren de décarboner la chimie à grande échelle, tout en conservant une approche locale ». Le modèle va permettre de « réduire par cinq les émissions de CO2 par rapport aux produits équivalents d’origine fossile, soit une économie de 30 000 tonnes de CO2 par an ».

Ermeline Mouraud

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