Sauvale Production : le choix du petfood bio pour un tout cohérent

Sauvale Production est basé à Château-Gontier (53) sur 1 800 m2. © Sauvale Production

L’entreprise mayennaise fabrique 3 000 tonnes de croquettes bio par an. Stanislas de Vion, son président, premier en France à produire des aliments secs bio à ses marques, nous en dit plus sur son activité.

L’histoire commence avec Nestor Bio, marque de croquettes pour chiens et chats que Stanislas de Vion créé avec son frère il y a dix ans. « C’était la première marque de croquettes bio française », résume le co-créateur. Le produit démarre bien mais son envol est freiné au bout de quelques mois. L’usine qui le fabrique alors est repris par un groupe qui ne fait pas de bio puis un nouvel essai subit les mêmes déboires. « On pensait avoir le chat noir », plaisante l’entrepreneur. L’aventure n’en reste pas là et fin 2014, il reprend un site de fabrication à l’entreprise ATM, à Château-Gontier en Mayenne. Sauvale Production est créé. « À partir de là, nous fabriquons nous même nos croquettes pour développer nos marques avec un peu plus d’entrain et de dynamisme », confie-t-il. L’outil est modernisé, la production réorganisée, les créateurs développent leurs gammes avec l’arrivée fin 2015 d’aliments sans céréales. La co-extrusion permet notamment de fabriquer des friandises à façon. « Notre grande spécificité c’est la bio », affirme avant tout le responsable. 80 % des 3 000 t de croquettes fabriquées le sont en effet aux marques de l’entreprise se qualifiant de premier fabricant d’aliments secs bio. Nestor Bio, Canichef & Félichef et Stan constituent actuellement la gamme.

La bio, un état d’esprit

Stanislas de Vion est convaincu par ce mode de production. Son expérience précédente dans le complément alimentaire en nutrition humaine l’y a déjà sensibilisé. « Ces aliments utilisent des produits naturels et notamment bio », rappelle-t-il. À l’orée de son projet, il constate que la bio se développe fortement : « on s’est dit pourquoi ne pas en apporter aux animaux de compagnie, qui sont parfois considérés comme membre de la famille. Il y a un anthropomorphisme très important entre ces animaux et leur maître. » Pour le responsable, fabriquer en bio relève d’abord d’une cohérence globale, un état d’esprit. « Nous utilisons des ingrédients produits dans le respect de la nature et de l’animal, que ce soit la volaille, les légumineuses ou les céréales, estime-t-il. Bio ce n’est pas qu’une question de goût, c’est bon pour la planète et l’environnement donc c’est bon pour nous. » 95  % d’ingrédients bio minimum composent les formules alimentaires, tel que le prévoit jusque-là le cahier des charges français en la matière. Précisons à ce propos que des évolutions sont en discussion dans le cadre du nouveau règlement bio européen (voir encadré).

Sauvale Production possède deux lignes d’ensachage avec des contenants recyclables de 50 g à 800 g et de 2 à 12 kg. © Sauvale Production

Une fabrication de croquettes maîtrisée de A à Z

Cet aspect est important pour le fabricant pour s’assurer de la qualité des produits. « Aujourd’hui la grande majorité des marques, à part les très grandes, font fabriquer leurs aliments, rappelle Stanislas de Vion. Nous, nous avons notre propre usine de fabrication et contrôlons le sourcing. » L e fabricant recherche le plus possible un approvisionnement « bio et local. » « Nous sélectionnons les producteurs que nous essayons d’avoir en grande majorité en France, précise-t-il. C’est le cas notamment du meunier et fabricant d’aliments bio Moulin Marion dont nous évoquons l’actualité dans ces pages (article p.35). « C’est un de nos plus importants fournisseurs pour des farines ou mix de farines de pois, riz ou sarrasin par exemple, et cela depuis longtemps, précise Stanislas de Vion. Nous apprécions de travailler avec des gens précis et respectueux de la qualité des produits. » En bio cependant, le panel de choix d’ingrédients et de matières premières est « plus étroit » qu’en conventionnel. C’est le cas pour la viande. « Aujourd’hui nous n’avons pas de filière pour avoir des produits issus du boeuf, du canard ou de l’agneau bio, pour nous c’est la volaille », relate l’expert. (…)

Frédéric Ripoche

Article à lire en intégralité dans la Revue de l’Alimentation Animale n°757

 

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