Protéines : sources, acides aminés et besoins

Le 3 mars dernier, Jacob Dall, responsable R&D et produits chez Vilofoss Danemark, a présenté un webinaire sur les bases de la nutrition porcine et plus particulièrement sur les acides aminés et leur utilisation.

Jacob Dall, responsable R&D et produits
©Jonas Fotografi

Vilofoss organise régulièrement des webinaires sur les bases de la nutrition des animaux. Le 3 mars, le thème choisi était celui des protéines et des acides aminés qui les composent, dans l’alimentation des porcs. Les protéines sont essentielles pour une productivité élevée (GMQ, lait), la reproduction (grandes portées, gain fœtal élevé et développement mammaire), une bonne qualité de la viande (maigre), une bonne santé, des coûts de production faibles (IC) et de faibles rejets d’azote dans l’environnement. Les composants protéiques et l’impact sur la santé intestinale sont très différents selon le profil des acides aminés et la digestibilité, en particulier chez les jeunes animaux.

Les protéines pour les monogastriques proviennent de sources animales (lait : lactosérum, poudre de lait ; farine de poissons…), de sources végétales (farine de soja ; concentré de protéines de soja ; maïs ; farine de colza, de tournesol…) et d’autres sources comme les levures. « De nouvelles sources de protéines sont arrivées sur le marché en Union européenne, comme la farine d’insectes dans l’alimentation des monogastriques ainsi que les protéines vertes : l’herbe et la luzerne », déclare Jacob Dall, responsable R&D et produits chez Vilofoss au Danemark. « La plupart des vecteurs protéiques fournissent plus de protéines que ce dont l’animal a besoin mais, lorsqu’ils sont mélangés à des céréales, on arrive normalement à un niveau qui convient au porc. De plus, des composants différents ont des profils d’acides aminés différents et les différents composants ont une digestibilité des protéines et des acides aminés différente. »

Les protéines animales sont plus intéressantes que les protéines végétales. Dans les végétaux, des facteurs antinutritionnels naturellement présents pour défendre la plante sont des substances non souhaitées dans l’alimentation des animaux. Des process sont mis en place pour les détruire : traitement par la chaleur notamment. Quelques exemples de ces substances décrits par Jacob Dall : « Dans le soja et les pois, on retrouve des inhibiteurs de trypsine et chymotrypsine. Ils forment des complexes avec les enzymes digestives et augmentent la perte de protéines endogènes. Les pois et les lupins contiennent des lectines qui causent des dommages sur l’épithélium de l’intestin. Le colza et les pois possèdent des tannins qui forment des complexes avec les protéines alimentaires et réduisent la consommation des aliments. » Les facteurs antinutritionnels ne sont pas les seuls à réduire l’efficacité des protéines, il existe également le traitement par la chaleur, les acides aminés antagonistes (trop de leucine réduit l’utilisation de l’isoleucine, par exemple) ainsi que la sous-alimentation (…)

 

Eva Marivain

Retrouver l’intégralité de l’article dans notre numéro 755.

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