Kervalis Armor et BWT : réutilisation des eaux usées

Kervalis Armor, situé à Trémorel (22), valorise les sous-produits issus des abattoirs à destination du petfood, favorisant l’économie circulaire. Mais Kervalis Armor ne s’arrête pas là : en faisant appel au groupe BWT, l’entreprise a installé en 2018 un conteneur pour réutiliser les eaux issues de ses effluents et traitées par la station d’épuration de la zone d’activité pour les besoins techniques.

Christophe Nairv, responsable de la région Centre Ouest BWT ; Julien Millot, directeur du site de Kervalis Armor Trémorel et Jean- Alexis Bourgier, consultant relation presse Yucatan.

Kervalis Armor, situé sur la commune de Trémorel (22), fait partie du groupe Saria, au chiffre d’affaires de 415 millions d’euros, possédant six méthaniseurs et 13 sites industriels de valorisation des sous-produits animaux en France, à destination notamment du petfood ou de l’industrie technique, ainsi que 26 centres de collecte (centres de regroupement de massification des volumes pour ensuite rejoindre les sites industriels). Saria rassemble 11 000 collaborateurs dans le monde dont 1 500 en France. Kervalis Armor valorise les sous-produits de catégorie 3 (C3) issus des abattoirs, principalement pour le petfood. Les graisses sont également utilisées en biocarburant, le tout dans l’optique de favoriser une économie circulaire. Les produits que le site collecte, sont issus d’animaux sains et peuvent être destinés à l’alimentation animale et humaine. Pour un porc, environ 38 % des sous-produits ne sont pas valorisés en alimentation humaine. Ce pourcentage est donc transformé chez Kervalis Armor. Julien Millot, directeur du site depuis 2008, déclare : « les filières de valorisation des sous-produits animaux ont un intérêt essentiel, cela permet de rester sur une économie circulaire : on valorise plutôt que détruire ».

Kervalise Armor comporte 32 collaborateurs et traite plus de 100 000 t/an. Les activités sont automatisées pour avoir des productivités importantes. 95 % de ces produits sont ensuite envoyés à l’étranger. Trémorel est un lieu stratégique pour l’entreprise car l’ouest est la première région de production de porcs en France. Sa zone de collecte couvre le Grand Ouest avec une obligation de traité les sous-produits en moins de 24h : « 80 % de nos volumes sont en Bretagne. Ils sont donc traités en quelques heures ».
En termes d’analyses, le site dépense plus de 13 000 €/mois pour garantir la conformité et la qualité des produits expédiés. Le site possède plusieurs certifications : Iso 22 000 pour la sécurité des aliments, ISCC qui est un critère de durabilité des produits qui ne sont pas en concurrence avec l’alimentation animale ou humaine, Iso 50 001 pour la performance énergétique et la diminution de l’impact carbone du site et enfin GMP+, qui garantit un contrôle tout au long de la chaîne alimentaire pour produire des PAT et graisses animales de grande qualité. Dans les années à venir, l’entreprise souhaite continuer à réduire son impact environnemental et s’axer sur la durabilité. (…)

Lire l’article en intégralité dans le numéro 759.

Éva Marivain

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