Circul’egg : des ingrédients à haute valeur ajoutée

Engagée dans une démarche d’économie circulaire, la start-up Circul’egg transforme les coproduits de casserie, grâce à un procédé innovant et breveté, en des matières premières riches en minéraux et biomolécules d’intérêt, destinées notamment à l’alimentation animale. Elle vient de boucler sa première levée de fonds.

Circul’egg a développé une technologie brevetée pour revaloriser les coquilles d’oeufs et la membrane coquillère en « ingrédients à haute valeur ajoutée ». © Circul’egg

En France, premier pays producteur d’oeufs en Europe, jusqu’à 40 000 tonnes de coquilles sont rejetées, chaque année, par les casseries. Ces coproduits n’étaient, jusqu’à présent, pas ou peu valorisés. « Ils représentent pourtant une vraie ressource », assure Yacine Kabeche, ingénieur AgroParisTech et fondateur de Circul’Egg. Cette start-up, créée en 2020 dans une démarche d’économie circulaire, a développé une technologie brevetée pour les revaloriser en « ingrédients à haute valeur ajoutée » pour les industries de l’alimentation animale (feed et petfood), de la nutraceutique et de la cosmétique. « Nous avons élaboré un procédé nouveau de séparation de la coquille et de la membrane coquillière afin de les revaloriser individuellement, sous forme de poudre. » En parallèle, « nous avons développé un process de décontamination qui assure à la fois les qualités fonctionnelle et microbiologique de nos produits ».

La poudre de coquilles d’oeufs commercialisée par Circul’egg contient 98 % de carbonate de calcium. En alimentation animale, ce dernier fournit le calcium nécessaire au bon fonctionnement du métabolisme et plus particulièrement à une bonne ossification chez toutes les espèces animales. « Notre poudre est destinée à entrer en tant qu’apport calcique dans la formulation d’aliments pour les poules pondeuses, les porcs et les bovins. » Majoritairement, le carbonate de calcium provient de l’extraction minière des carrières de calcaire. « Nous proposons une alternative biosourcée, française, donc avec un impact environnemental moindre », appuie Yacine Kabeche. De plus, « dans la littérature, plusieurs études ont montré que la qualité de la coquille d’oeuf se distingue par une teneur en métaux lourds plus faible et une très bonne biodisponibilité du calcium ». Le fondateur ajoute : « nous souhaitons être au plus proche des prix du carbonate de calcium inorganique afin de massifier notre impact sociétal. Nous voulons proposer un sourcing alternatif de matières premières écoconçues sans compromis sur la qualité et sans impact sur les prix. » (…)

Ermeline Mouraud

Article à lire en intégralité dans le n°758.

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