GMP+ International : un renforcement en France

Lors du Space 2014, l’équipe de GMP+ a présenté, lors d’une conférence, les nouveaux enjeux de leur programme de certification en France. Lieven Callewaert, en charge des alliances stratégiques de GMP+ International, met en avant les points à retenir.

De gauche à droite : Lieven Callewaert, en charge des alliances stratégiques de GMP+ International, Alain Glon, président de l’Institut de Locarn, Johan den Hartog, directeur général GMP+ International, Mireille Tulp, responsable marketing et communication GMP+ International, Jean-Guy Valette, directeur de l’Asfona et Bernard Malabirade, président de CBPE (Charte des bonnes pratiques en élevage).

De gauche à droite : Lieven Callewaert, en charge des alliances stratégiques de GMP+ International, Alain Glon, président de l’Institut de Locarn, Johan den Hartog, directeur général GMP+ International, Mireille Tulp, responsable marketing et communication GMP+ International, Jean-Guy Valette, directeur de l’Asfona et Bernard Malabirade, président de CBPE (Charte des bonnes pratiques en élevage).

La Revue de l’Alimentation Animale : Pourriez-vous nous rappeler en quelques mots ce qu’est la certification GMP+ ?

Lieven Callewaert : Le programme de certification GMP+ a été développé et mis en place en 1992 par les fabricants néerlandais d’aliments pour animaux, en réponse à un certain nombre de crises sanitaires liées à la contamination de matières premières destinées à l’alimentation animale. Ce programme, initialement destiné à l’industrie néerlandaise, est devenu un programme international géré par GMP+ International en collaboration avec les différents acteurs du secteur au niveau mondial.

Bien que le programme de certification GMP+ soit destiné en priorité à garantir la sécurité sanitaire, un volet responsabilité a été ajouté en 2013. À cette fin, deux modules ont été mis en place : l’Assurance Qualité GMP+FSA (couvrant les exigences relatives à la sécurité sanitaire des aliments pour animaux) et l’Assurance Responsabilité GMP+FRA (couvrant les exigences relatives à la production responsable d’aliments pour animaux).

Mondialement, il y a plus de 13 000 certificats GMP+FSA. En France, nous comptabilisons actuellement 225 entreprises certifiées GMP+FSA. En 2014, nous avons remarqué une forte croissance avec, au jour d’aujourd’hui, une moyenne de 2 nouveaux certificats par mois. Des sociétés qui sont indirectement liées à l’exportation ont notamment besoin de se greffer sur un référentiel international.

RAA : Vous avez annoncé une nouvelle recrue française au sein de la GMP+ Académie en France. Pourquoi ce choix ?

L. C. : La GMP+ Académie est une initiative GMP+ International, en coopération avec la Schothorst Feed Research, Wageningen Academy et la Stichting PTC+ (Pays-Bas), le Bundeslehranstalt Burg Warberg et l’Internationale Forschungsgemeinschaft Futtermitteltechnik (IFF) Braunschweig (Allemagne), et maintenant l’Asfona (Association pour la formation nationale agricole) pour la France. L’objectif de la GMP+ Académie est de promouvoir le transfert de connaissances liées au management qualité à toutes les étapes de la chaîne de production afin de garantir le plus haut niveau de sécurité sanitaire. GMP+ Académie propose des stages de sensibilisation et des stages de formation pratique. À travers d’Asfona, ces formations sont maintenant aussi disponibles en France.

RAA : Lors de votre présentation, la charte des bonnes pratiques d’élevage (ou CBPE) a été présentée ainsi que leur « Benchmark ». Quel est le lien avec GMP+

L. C. : Il n’y a pas de lien direct. Par contre, GMP+ International aide à faciliter un projet de benchmark entre CBPE et les référentiels « élevage » en Allemagne : QS pour la viande et QM-Milch pour le lait. La charte veut connaître les différences entre la CBPE et les référentiels dans d’autres pays et essentiellement l’Allemagne puisque des sociétés françaises, qui exportent de la viande en Allemagne, sont confrontées à une exigence QS ou équivalent demandé par la grande distribution allemande. Il existe une reconnaissance mutuelle entre GMP+ International et QS. De plus, nous disposons d’un réseau important de contacts dans le secteur agroalimentaire allemand. De cette façon, GMP+ International peut aider dans le lobby. L’association indépendante Allemande GIQS (www.giqs.org) a été sélectionnée pour coordonner le projet de benchmark. Les résultats du projet seront prêts pour le Salon international de l’agriculture, au mois de février 2015.

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Propos recueillis par Caroline Morice

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 680 octobre 2014

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