Kaesler Nutrition : nouveau nom, mêmes ambitions

Le 1er décembre dernier, l’entreprise allemande Lohmann Animal Nutrition est devenue Kaesler Nutrition. Si le nom change, les produits, les valeurs et les perspectives du fabricant de prémix et d’additifs pour l’alimentation animale restent identiques. Avec, comme maîtres-mots : la qualité, la sécurité et la durabilité.

Le site de production de Kaesler Nutrition, à Cuxhaven, ville portuaire du nord de l’Allemagne située le long de la mer du Nord, à l’embouchure de l’Elbe.

Le site de production de Kaesler Nutrition, à Cuxhaven, ville portuaire du nord de l’Allemagne située le long de la mer du Nord, à l’embouchure de l’Elbe.

L’un des quartiers de Cuxhaven, ville portuaire du nord de l’Allemagne, a été baptisé Campus Lohmann. À l’entrée de cette zone d’activité trône un monument en mémoire d’Heinz Lohmann, fondateur, en 1932, d’une usine de farine de poisson qui devint plus tard la pierre angulaire de toutes les sociétés Lohmann. En 1967 est créé, à quelques pas, un site de production d’additifs et prémix destinés à l’alimentation animale. Puis, un an plus tard, une division vétérinaire qui deviendra, en 1996, Lohmann Animal Health. En 2014, Elanco fait l’acquisition de cette division, spécialisée dans les vaccins pour les volailles. Lohmann Animal Nutrition devient alors une structure indépendante.

« Ce n’était pas prévu, ça a été rapide et nous n’avons pas eu de temps à ce moment-là pour chercher un nom, explique Bruno Kaesler, le directeur actuel. Mais il existait une autre entreprise à Cuxhaven, appelée Lohmann Tierzucht et spécialiste de l’accouvage et de l’élevage de poules pondeuses. Cette dernière nous a menacés de poursuites pour l’utilisation du nom Lohmann. Pour éviter une longue procédure et les possibles confusions sur le marché, nous avons décidé de changer de nom. » L’entreprise s’appelle aujourd’hui Kaesler Nutrition (Kaesler Animal Nutrition pour les produits feed). « Ça n’a pas été un exercice facile ! Ce changement de nom n’entre pas dans une stratégie et nous ne voulions pas d’un nom artificiel, inventé de toutes pièces. Nous avons donc opté pour un patronyme, personnel et correspondant à l’histoire de l’entreprise. »

Une entreprise qui s’appuie sur près de 50 ans d’expérience et une présence dans 80 pays. Un héritage que Kaesler souhaite plus que jamais mettre en avant. « Nous avons le même logo, le même personnel et les mêmes savoir-faire. Nous nous définissons par nos valeurs, nos produits et notre performance, pas par notre nom. Notre expérience génère de la valeur ajoutée pour nos clients. »« Nous travaillons sans cesse à l’amélioration de la qualité, mais ce n’est pas suffisant pour créer de la valeur, ajoute Bruno Kaesler. Il faut améliorer les process, la technologie et… l’efficacité. C’est la façon dont nous essayons d’aborder notre métier. Nous souhaitons devenir meilleurs car nous sommes plus efficaces, pas moins cher. Il faut s’appuyer sur la science pour avancer et être avide pour se développer. La science est aujourd’hui la clé pour nourrir le monde. »

Le portefeuille produits de l’entreprise compte des vitamines, des acides aminés, des enzymes, des antioxydants, des arômes naturels, des probiotiques, des minéraux, des ingrédients de spécialité, etc. « Des concepts efficaces pour la viabilité économique, la santé et le bien-être animal, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation efficace des ressources dans l’alimentation animale. Ils sont la clé d’un élevage économique et socialement acceptable, assure Bruno Kaesler, qui souhaite également créer une certaine sensibilité chez les consommateurs. « On doit créer l’acceptation par le public. On a besoin d’une meilleure réception. C’est notre rôle, à nous, fabricants d’additifs, de promouvoir la meilleure agriculture. »

Christian Plath, directeur communication et Bruno Kaesler, P-DG.

Christian Plath, directeur communication et Bruno Kaesler, P-DG.

« Quality & trust »

Cela passe par une sécurité accrue des approvisionnements. « Nous faisons partie de la chaîne alimentaire et la sécurité est une exigence. Toutes les parties impliquées dans la chaîne de valeur ajoutée doivent être responsables de la protection des consommateurs et faire preuve d’une vigilance constante. Les additifs alimentaires ne peuvent contenir aucune substance indésirable ou interdite, la tolérance zéro se doit d’être appliquée. » Kaesler a donc décidé de mettre en place, il y a deux ans, un programme de prévention des risques de contamination, baptisé Quality & trust (qualité et confiance). « Il y a 10 ans, nous avions un manager qualité, aujourd’hui nous avons un département dédié ! »

Ce système qualité, basé sur les principes HACCP et un partenariat réel avec les fournisseurs, « sur un pied d’égalité », a été lancé en Chine par le biais d’une filiale de Kaesler à Shanghai (Lohmann Consulting Shanghai). « La Chine est de loin le plus grand producteur de vitamines au monde, elle fournit plus de 80 %. La grande majorité des matières premières que nous utilisons proviennent de Chine. Ce n’est pas le choix le moins cher mais celui qui garantit la qualité, assure Bruno Kaesler. Nous nous sommes fixé l’objectif de coopérer avec les entreprises orientées vers l’avenir et nous ne sommes pas prêts à faire des compromis quand il s’agit de la qualité. »

 

E. Mouraud

 

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