En 1947, Louis et Amandine Michel installent un atelier de mélange de céréales dans la cour de leur maison. C'est le début de l'histoire du Groupe Michel. Ici, un des premiers camions de livraison. (Crédit photo : Groupe Michel)

Groupe Michel : 70 ans florissants

Le Groupe Michel, acteur des filières animales depuis 1947, affirme aujourd’hui son positionnement de créateur de valeur, de la nutrition animale à l’organisation de production. Retour sur 70 ans d’engagements et d’investissements, au service des éleveurs et transformateurs, pour des productions compétitives et responsables.

En 1947, Louis et Amandine Michel installent un atelier de mélange de céréales dans la cour de leur maison. C'est le début de l'histoire du Groupe Michel. Ici, un des premiers camions de livraison. (Crédit photo : Groupe Michel)

En 1947, Louis et Amandine Michel installent un atelier de mélange de céréales dans la cour de leur maison. C’est le début de l’histoire du Groupe Michel. Ici, un des premiers camions de livraison. (Crédit photo : Groupe Michel)

1947 : le début de l’aventure

L’entreprise est fondée en 1947 par Louis et Amandine Michel, grands-parents de Matthias, Joachim et Ludovic, les dirigeants actuels. « Notre grand-père est né dans une ferme, au Châtellier, près de Fougères (Ille-et-Vilaine). Dans les années trente, il a monté avec sa mère un élevage d’une centaine de poules reproductrices. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à s’intéresser à la nutrition animale et à suivre des cours sur le sujet », raconte Matthias Michel. En 1943, Louis épouse Amandine, fille d’épicier. « Ils ont eu l’idée d’apporter aux clients de l’épicerie des services en nutrition des animaux. Ils ont alors créé, en 1947, un atelier de mélange de céréales dans la cour de leur maison. » C’est le début de l’aventure.

L’atelier est doté, une dizaine d’années plus tard, d’un broyeur de matières premières et d’une première mélangeuse. À l’époque, une machine à vapeur assurait l’électricité. « 200 à 300 tonnes d’aliments étaient commercialisés tous les mois. » En 1960, une presse à granulés est installée afin de répondre à une demande toujours plus forte, notamment avec la mise en place des premiers contrats de planification en volaille. Le site du Châtellier arrive à saturation au début des années 1970, avec une production de 20 000 tonnes d’aliments.

1972 : le site historique

Une nouvelle usine, dont Louis est l’architecte, est édifiée en 1972 sur le site des Hauts Rochers, à Saint-Germain-en-Coglès, à deux kilomètres du Châtellier. Cette usine va rapidement produire 30 000 tonnes d’aliments. « C’est le passage de l’ère artisanale à l’ère industrielle », estime Matthias Michel. Une autre usine, orientée aliment de spécialité (avec à l’époque trois lignes : produits 1er âge, ruminants et lapins), est construite sur ce même site en 1997. La ligne lapin a depuis été remplacée par une ligne dédiée aux aliments médicamenteux. En 2011, l’usine s’est également dotée d’une ligne minérale, puis d’un microdosage, grâce à un programme d’investissement de 15 millions d’euros achevé cette année sur l’ensemble du groupe.

L'usine de Saint-Germain-en-Coglès, construite en 1972. Crédit photo : Groupe Michel)

L’usine de Saint-Germain-en-Coglès, construite en 1972. Crédit photo : Groupe Michel)

Ce programme d’investissement (en plus des investissements annuels qui s’élèvent à un million d’euros), correspond à la concentration de plusieurs projets : le microdosage « afin de réduire les charges portées par les opérateurs, une baisse de pénibilité pour une augmentation de la productivité » ; le changement de la mélangeuse dans l’usine historique, « qui s’accompagne d’une réflexion complète sur la future usine, qui devrait être en service d’ici 15 ans. Cette mélangeuse est le premier élément de la nouvelle tour, qui mesurera à terme 80 mètres de haut. Un fonctionnement qui nous a également permis de ne pas arrêter longtemps la mélangeuse, le cœur de l’usine » ; l’installation d’une nouvelle ensacheuse multiformat, « pour des sacs de 3 à 25 kg. Nous allons également adapter notre robot palettiseur à tous ces formats proposés ». Le groupe Michel travaille aussi au développement d’un logiciel de chargement des camions sur tablette : « Moins de pénibilité, baisse du temps de chargement, moins de risque d’accidentologie, etc. C’est un premier pas dans la numérisation d’outils d’aide à la logistique. »

1981 : transmission de génération

En 1981, à 67 ans, Louis passe le témoin à son fils Jean-Yves, alors âgé de 32 ans. Amandine reste quant à elle s’occuper des achats jusqu’en 1990. L’objectif de Jean-Yves est d’« assurer une transmission harmonieuse du capital, apporter du sang neuf générateur de développement et garder les valeurs entrepreneuriales et familiales transmises par Louis et Amandine ». Durant cette période, l’entreprise fait l’acquisition du fabricant d’aliment Braud (spécialisé volailles) à Ancenis (44) et s’associe avec la société Coreal (spécialisé porc), à Yffiniac (22).

L’an 2000 est marqué par le lancement de la démarche Certiferme, une association d’acteurs de la filière avicole du Grand Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Normandie), née de la volonté d’instaurer un dialogue direct entre éleveurs et consommateurs. « Un plan de progrès portant des valeurs de qualité, sécurité et transparence pour fédérer la filière amont et anticiper le standard de demain. Nous avons été la première filière privée à avoir obtenu la certification NF V01-005 (management de la qualité de la production) », souligne Matthias Michel. Avec ses frères Joachim et Ludovic, ils prennent la relève en 2009. Leur ambition est de « poursuivre et pérenniser le développement du groupe en tant que challenger indépendant et innovant, au service des entrepreneurs de demain et de filières responsables et compétitives. D’un projet de transmission nous sommes passés à un projet de pérennisation par l’expansion. »

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