Tripette&Renaud a présenté les manches de chargement Moduflex.

69e Jtic : les champs de l’innovation

À Paris, la dernière édition des Journées techniques des industries céréalières a permis de faire le point pendant deux jours sur les dernières innovations mises au service des industriels et sur les tendances du marché du blé. Compte rendu.

Foss a mis en avant ses dernières avancées technologiques : analyseur d'image et analyseur d’humidité.

Foss a mis en avant ses dernières avancées technologiques : analyseur d’image et analyseur d’humidité.

Foss

Analyseurs d’image et d’humidité

Olivier Notteau, directeur général de la filiale française de Foss, insistait au Jtic sur les dernières avancées technologiques du constructeur danois. « En premier lieu, nous présentons une version connectée de notre analyseur d’humidité GAC 2500 », attaque Olivier Notteau. Formalisée par la lettre C ajoutée au nom de l’analyseur, cette nouvelle fonctionnalité ouvre la voie vers une plateforme complète de services connectés à distance et dénommée FossConnect. Une interface numérique qui permet la gestion à distance des instruments et la sauvegarde des données pour chaque client. « Les responsables qualité des entreprises peuvent configurer et gérer les instruments à distance et visualiser les données sur tous les sites, reprend le directeur général. Enfin, via cette connexion, nos spécialistes peuvent visualiser le parc instruments des clients et réaliser du support à distance voire de la maintenance préventive. »

Mais c’est surtout l’analyseur d’image EyeFoss qui constituait la pièce maitresse du stand de la Villette. « Lancé en première mondiale en France, c’est le premier analyseur d’image qui automatise l’opération de reconnaissance visuelle de la qualité d’un lot de grains », annonce Olivier Notteau. Un appareil de calibration permettant de couvrir les principaux besoins des collecteurs de blé tendre, blé dur et orge. « L’EyeFoss permet surtout de sortir de la subjectivité du contrôle visuel », insiste le directeur général. « En moins de cinq minutes, cet appareil permet l’évaluation d’environ 10 000 grains de blé et d’orge ! » Détection des grains germés, des graines de mauvaises herbes, dégâts causés par les insectes, les moisissures, etc. la nouvelle technologie d’analyse d’images fait appel à un laser 3D et un éclairage en 2D. Plus rapide et objectif, mis en œuvre facilement par les opérateurs, ce nouvel analyseur sera prochainement commercialisé dans le monde entier par Foss.

Neogen a lancé une nouvelle plateforme d’analyse intégrée : le lecteur de bandelettes réactives à flux latéral avec incubation intégrée Raptor.

Neogen a lancé une nouvelle plateforme d’analyse intégrée : le lecteur de bandelettes réactives à flux latéral avec incubation intégrée Raptor.

Neogen

Lecteur de bandelettes réactives

Dans sa gamme de kits de tests de détection permettant de s’assurer de la bonne qualité des grains, l’Écossais Neogen a lancé une nouvelle plateforme d’analyse intégrée : le lecteur de bandelettes réactives à flux latéral avec incubation intégrée Raptor. « Ce lecteur se destine à remplacer l’Accu Scan Gold déjà présent dans nos gammes de solutions, explique Bélocine Musolo, technico commerciale pour Neogen. Il présente plus de fonctionnalités. » De fait, Raptor est capable d’analyser jusqu’à trois échantillons indépendamment et simultanément, à condition qu’ils soient réglés sur la même température et la même durée d’incubation. « Cela permet d’obtenir les résultats plus rapidement, comme en ayant trois lecteurs et des incubateurs dans une empreinte compacte », explique Neogen pour insister sur la capacité du Raptor. « Il peut être utilisé avec les kits de test Neeta BetaStar Advanced, BetaStar S, Reveal Q+Don et Reveal Q+Max », ajoute Neogen. De plus, en surveillant en permanence les conditions de fonctionnement des bandelettes, Raptor contrôle le minutage, la température et le débit et enregistre une image des résultats de chaque bandelette à des fins de documentation et de révision par l’utilisateur. Par ailleurs, cet analyseur peut fournir des tests personnalisés grâce à une cartouche. « Les utilisateurs peuvent choisir les tests à effectuer dans la cartouche. Il est possible de faire fonctionner jusqu’à trois périphériques dans chaque cartouche à partir d’un seul échantillon, offrant ainsi la possibilité de gérer jusqu’à neuf périphériques sur trois échantillons maximum », conclut Bélocine Musolo.

Frédéric Mauny, fondateur de So Lead.

Frédéric Mauny, fondateur de So Lead.

So Lead

Jeune pousse atypique

Positionnée dans le village Startup du salon, la jeune entreprise So Lead ne répond pas aux critères habituels des « jeunes pousses » plutôt orientées vers les technologies numériques. De fait, créée en 2017 par Frédéric Mauny, So Lead se destine plutôt au conseil en ingénierie auprès des industriels de la nutrition animale. Et le fondateur de So Lead sait de quoi il parle. Ex-directeur technique de Maïsadour chargé de la gestion de dix-huit usines de production, il a supervisé le projet Aqualia monté par Maïsadour et la société Aqualande. « Le montage de cette usine de production d’aliments pour poisson, de 30 000 t de capacité, a nécessité un investissement global de 13 millions d’euros, rappelle Frédéric Mauny. Après avoir mené ce projet à bien, j’ai décidé de mettre mon expérience, mon savoir-faire et mon réseau d’experts au service des autres industriels de la nutrition animale. » C’est ainsi que So Lead se propose d’accompagner les entreprises du secteur sur trois grands axes principaux : le montage de projets (création, extension, modification), l’optimisation des coûts (maintenance, énergie) et des outils industriels existants (process), la formation des opérateurs (qualité, sécurité, compétences techniques, gestion d’unité). Pour accompagner cette offre de services, Frédéric Mauny entend aussi développer une activité de négoce de machines d’occasion (du stockage des matières premières au conditionnement des produits) et de fourniture de pièces détachées (pièces d’usure) pour les extrudeuses grâce à un accord de distribution noué avec le constructeur américain Everextruder.

« En neuf mois d’existence, j’ai déjà un volume d’affaires de 60 000 euros », se satisfait le jeune chef d’entreprise qui annonce avoir accompagné une dizaine de clients sur des projets de travaux neufs et d’optimisation de leurs installations existantes. « J’ai aussi accompagné le projet de plateforme technologique mutualisée Apitec de Tecaliman », avance Frédéric Mauny avant d’évoquer de nouvelles pistes sur lesquelles So Lead pourrait s’engager comme la valorisation de biomasse issue des process agro-industriels. « Des passerelles restent à développer entre les industriels et la valorisation de ces produits vers l’alimentation voire la production d’énergie », conclut-il.

Sylvain Ronjon, responsable de l’offre services pour AltéSoft.

Sylvain Ronjon, responsable de l’offre services pour AltéSoft.

Sera (groupe GPI)

Gamme logicielle en évolution

Déclinée selon les métiers, la gamme logicielle AltéSoft de la société Sera (groupe GPI) poursuit ses évolutions. « Pour la supervision des process de l’alimentation animale, la suite AltéSoft UAB permet le pilotage des unités de toutes capacités (20 à 4 000 t/j), du pilotage du process à la livraison en passant par l’interface commerciale », résume Sylvain Ronjon, responsable de l’offre services pour AltéSoft. Et même si la dernière version du logiciel date de 2015, les développeurs travaillent continuellement sur des mises à jour « notamment pour renforcer le noyau sur des développements orientés services, reprend Sylvain Ronjon. Nous allons vers des briques fonctionnelles complémentaires qui sont capables de dialoguer tant avec les versions de 2009 et de 2015 du logiciel. Ainsi tous nos clients pourront ajouter ces briques à leurs outils actuels ». De nouvelles fonctionnalités déjà présentes via les modules AltéFlux (supervision de la logistique sur les sites de stockage) et AltéEnergie (optimisation de la consommation énergétique des installations). « Pour aller plus loin dans la compréhension et dans l’anticipation des besoins de nos clients et afin de coller à leurs attentes, nous avons mis en place depuis la fin de l’été des clubs métiers qui sont de véritables plateformes de co-construction pour les évolutions à venir », poursuit Sylvain Ronjon. Constitués d’une dizaine de clients chacun, ces clubs devraient intégrer des acteurs de la nutrition animale « notamment le club Energie », conclut Sylvain Ronjon.

Tripette&Renaud a présenté les manches de chargement Moduflex.

Tripette&Renaud a présenté les manches de chargement Moduflex.

Tripette&Renaud

Manches de chargement

Spécialiste français du vrac, la société Tripette&Renaud profite de sa présence sur le Jtic pour mettre en avant les solutions de ses partenaires comme le constructeur danois de manches de chargement Moduflex. « Le Moduflex F300 exposé sur notre stand représente à lui seul plus de 80 % des ventes que nous réalisons pour ce type de produits en France, explique Stéphane Doucet, directeur commercial pour Tripette&Renaud. Entrées, filtres intégrés, modules de manche, cônes de guidage, sorties et autres accessoires, etc. Ces manches de chargement se distinguent par leur conception totalement modulaire qui permet de les adapter exactement aux besoins de chacun de nos clients. » Côté performance, la manche de 300 mm de diamètre permet un débit de chargement de 250 m3/h, sans émission de poussières.

H. de Yrigoyen

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