Qualimat : « Certifier le transport d’aliments »

La nouvelle version du cahier des charges Qualimat Transport a figuré au menu de la session de l’Association française des techniciens de l’alimentation et des productions animales, début mars au Mans. Témoignages.

La précédente session Aftaa consacrée aux transports et à la logistique datait de 2014 : l’auditoire en profita pour faire le plein d’informations !

La précédente session Aftaa consacrée aux transports et à la logistique datait de 2014 : l’auditoire en profita pour faire le plein d’informations !

Mis en œuvre en 2016, le sixième opus de Qualimat Transport a alimenté les débats, le 2 mars dernier au Palais des Congrès du Mans (Sarthe), à l’occasion de la session de l’Association française des techniciens de l’alimentation et des productions animales (Aftaa). Vice-président de Qualimat, Vincent Le Moine a ouvert les travaux : nous l’avons interrogé à l’issue de son exposé.

La Revue de l’Alimentation animale : Qualimat Transport est né il y a près de vingt ans : qu’est-ce qui a conduit à sa création ?

Vincent Le Moine : De longue date, nous nous soucions de la qualité sanitaire des matières premières et, assez naturellement, nous avions été amenés à faire des plans de contrôles sur celles-ci ainsi que sur leurs contenants, c’est-à-dire les bennes de transports. Or nous avions mis en évidence que 15 % des bennes étaient positives en salmonelles. Cela n’avait pas manqué de nous préoccuper et avait été à l’origine du premier cahier des charges Qualimat Transport.

RAA : Aujourd’hui, nous en sommes à la sixième version : quelles ont été les principales évolutions au cours de ces vingt dernières années ?

V. L. M.  : En 2005, le cahier des charges est devenu certifiable : une avancée majeure dans sa reconnaissance. Quant à la sixième version, mise en œuvre en 2016, elle marque l’arrivée des aliments composés.

RAA : Qu’est-ce qui a motivé l’avènement de cette sixième version ?

V. L. M.  : Des discussions ont eu lieu dans le cadre d’Oqualim en vue d’une reconnaissance mutuelle des référentiels, en l’occurrence le RCNA ou Référentiel de certification de la nutrition animale, Oqualim, avec les homologues belges, néerlandais et allemands. Le transport d’aliments se devait d’être certifié. De là, est née la réflexion Oqualim puis Qualimat Oqualim.

RAA : Que contient précisément cette sixième version ?

V. L. M.  : Elle prend en compte le transport des aliments composés dans le processus de certification des transporteurs avec des exigences qui, pour la plupart, sont les mêmes que pour les matières premières : on évalue à environ 80 % le socle commun entre matières premières et aliments. Le système qualité et la traçabilité sont communs. Il y a néanmoins des spécificités aliments. Les dispositions afférentes ont été rédigées dans le cadre d’un groupe de travail.

Vincent Lemoine, vice-président de Qualimat : « Une dynamique coordonnée. »

Vincent Lemoine, vice-président de Qualimat : « Une dynamique coordonnée. »

RAA : L’an dernier, vous avez effectué un certain nombre de prélèvements pour vérifier s’il y avait des salmonelles : bilan des opérations ?

V. L. M.  : Après la campagne de prélèvements de 1997, nous en avons effectué une autre en 2016 dont les résultats sont sortis il y a quelques semaines : il y a vingt ans, alors que nous avions 15 % de positivité en salmonelles, aujourd’hui, sur les 280 prélèvements qui ont eu lieu sur 150 contenants, on n’a pas retrouvé une seule présence de salmonelle. Il faut y ajouter une bonne note d’évaluation de propreté : il y avait huit points de contrôles et la note moyenne tout contenant était de 7/8. Ce qui est excellent !

RAA : Comment expliquez-vous ces résultats ?

V. L. M.  : Ils résultent d’une approche collective. Dès la deuxième version du cahier des charges Qualimat Transport, les transporteurs ont été associés, après une première version d’observation de leur part. Ce travail mutualisé, particulièrement apprécié par Qualimat, a permis un net progrès dans la démarche sanitaire commune de la chaîne transport de matières premières et fabrication d’aliments.

RAA : Lors de la table ronde, on a vu que certaines questions techniques étaient restées en suspens. Vous avez même été interpelé sur certaines d’entre elles : quelles réponses y apportez-vous ?

V. L. M.  : J’ai bien entendu les questions : elles ont été présentées comme des points en cours de traitement au niveau du comité de suivi Qualimat Transport. Pour un certain nombre d’entre elles, les réponses ont déjà été apportées. Elles méritent juste d’être réexpliquées : c’est le cas des huiles utilisées et du risque de contact fortuit avec les aliments. Il y a le sujet un peu plus sensible des réaffectations de bennes. Ces sujets-là ont été remontés à l’occasion des audits ou d’interpellations auprès du comité de suivi : ils feront l’objet de réponses appropriées.

(…)

G. Hardy

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 705 – Avril 2017

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