Nutral est installé à Châteauneuf-sur-Sarthe depuis 1982.

Nutral : « Nous savons ce que nous faisons ! »

Précurseur du développement durable, le fabricant de compléments diététiques pour animaux d’élevage n’a jamais dévié de sa trajectoire. Frappée par un incendie en juillet 2015, l’entreprise angevine a emménagé dans ses nouveaux locaux au début de l’année.

Nutral est installé à Châteauneuf-sur-Sarthe depuis 1982.

Nutral est installé à Châteauneuf-sur-Sarthe depuis 1982.

Directeur technique de Nutral, Loïc Chalony raconte : « Le début de l’histoire remonte aux années 1970 : un groupe de spécialistes de la santé s’associe pour monter un laboratoire de fabrication de médicaments (NDLR : à Dampierre, dans les Yvelines). En 1982, Nutral s’installe à Châteauneuf-sur-Sart, Maine-et-Loire. L’entreprise passe dans le giron de la nutrition animale. On intègre le savoir-faire de la nutrition de précision et l’utilisation des plantes. Mais on conserve le process de fabrication historique. » L’usine angevine développe le concept de production durable. « Dans les années 1980-1990, nous avons connu pas mal de difficultés car ce n’était pas la bonne époque pour les alternatives aux antibiotiques. Depuis les années 2000, nous connaissons une forte croissance. Cela vient de l’expérience acquise, de la demande du marché et de l’innovation technologique. Par exemple, nous avons été les premiers à créer des bolus fonctionnels. Ceux-ci intègrent des extraits de plantes avec des résultats mesurables sur le plan sanitaire. C’est le cas du Metrabol, produit référence dans la gestion du risque de mauvaise involution utérine. Notre stratégie consiste à apporter des solutions permettant à l’éleveur de produire raisonnablement. Tous nos produits sont testés sur le terrain. » Concrètement, une expérimentation est menée sur plusieurs élevages et, au sein de chacun d’entre eux, des lots traités et des lots témoins sont créés. S’en suivent une synthèse des résultats puis des analyses multivariées. Objectif : voir l’interaction du produit avec les différents critères : « Cela nous aide à bien positionner nos produits. »

Un tour de force technologique !

Nutral travaille sur plusieurs axes. Premièrement, des bolus utilisables en agriculture biologique. « Un tour de force technologique !, commente Loïc Chalony. Un bolus contient un liant et des oligo-éléments : on rajoute des plantes et le principe actif. Il passe dans le rumen et s’y délite petit à petit, mettant à disposition les oligo-éléments et les éléments actifs qu’il contient. Cela simplifie la tâche de l’éleveur : il permet de faire plusieurs distributions mais en une seule fois. » Exemple : le Respibol, destiné aux veaux, lancé en 2016. Quid de la version bio ? « L’enjeu, c’est le délitement et la qualité des produits. Or, en bio, les additifs technologiques sont moins nombreux et il est plus difficile de maîtriser le délitement. » En octobre de l’année dernière, une première série de bolus bio a néanmoins été commercialisée. Des bolus de petites tailles pour animaux jeunes. « Nous souhaitons concevoir un bolus bio adapté aux animaux adultes. Dans ce but, nous avons travaillé sur notre sourcing en matières premières et nous avons modifié nos process. Si tout se passe bien, dans les mois à venir, nous présenterons un complément de gamme utilisable en agriculture biologique. Notre volonté est de produire pour tous les agriculteurs et de permettre aux conventionnels de travailler mieux. » L’agriculture biologique représente 10 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

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G. Hardy

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 709 – Septembre 2017

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