Nuproxa : l’entreprise suisse s’implante en France

Nuproxa, fournisseur suisse de solutions naturelles et innovantes pour la nutrition animale, compte plusieurs filiales en Amérique latine et, depuis peu, en Bretagne, au sein du Zoopôle de Ploufragan. Cette dernière a pour mission de développer l’activité commerciale et le support technique auprès des fabricants d’aliments, de prémix et des firmes-services.

Mathias Huber, directeur général de Nuproxa. Crédit Nuproxa

Mathias Huber, directeur général de Nuproxa. Crédit Nuproxa

Nuproxa a pour mission principale de « livrer pour les industriels de la nutrition animale les solutions naturelles les plus efficaces et rentables, afin de remplacer les produits synthétiques présents sur le marché », explique Mathias Huber, directeur général de l’entreprise suisse. À l’image de son produit phare, la BioCholine, vendue en Europe sous le nom de Natu-B4, « un substitut naturel du chlorure de choline, souvent mal absorbé par le tractus gastro-intestinal et en partie converti en triméthylamine et dont l’utilisation dans les aliments pour animaux est souvent problématique en raison d’une forte hygroscopicité et de son caractère corrosif. » L’entreprise créée en 2009 compte dans son portefeuille une dizaine de produits. « Tous nos produits sont naturels, efficaces et présentent une grande sécurité d’utilisation tant pour les manipulateurs que pour les animaux. »

L’entreprise, qui affiche « une croissance de plus de +20 % par an depuis sa création, pour un chiffre d’affaires de plus de 17 millions d’euros », agit en tant que coordinateur de la chaîne d’approvisionnement « en connectant les meilleurs fabricants mondiaux d’ingrédients naturels » et les acteurs de l’alimentation animale par l’intermédiaire d’un réseau de distributeurs spécialisés, jusqu’aux producteurs, « en veillant à ce que la demande de produits soit satisfaite grâce à une stratégie R&D ambitieuse, dans le but de fournir des résultats expérimentaux et terrains en conditions européennes ». Nuproxa est ainsi présente dans quinze pays différents et compte des filiales au Mexique, au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique latine et, depuis peu, en France. « Un marché majeur en élevage et avant-gardiste quand à l’utilisation des produits naturels tels que les phytogéniques », souligne Ludovic Hardy, responsable commercial Europe.

« Un des plus grands marchés d’Europe »

Cette filiale, qui bénéficie de l’appui scientifique, technique et commercial du groupe, a pour mission de développer l’activité commerciale et le support technique auprès des fabricants d’aliments, de prémix et des firmes-services. « L’ouverture d’une filiale en France va permettre à Nuproxa de se développer auprès d’un des plus grands marchés d’Europe mais aussi de s’appuyer sur le savoir-faire français en termes d’innovation et d’utilisation de produits naturels en filières volaille, porcine et ruminant. En témoignent l’implantation au sein du Zoopôle de Ploufragan et les nombreux essais réalisés avec la société Zootest. »

Nuproxa y a notamment effectué un essai sur le Peptasan, produit lancé lors d’EuroTier. « Une approche naturelle contribuant à renforcer l’équilibre de la flore intestinale et à stimuler l’immunité », indique Angela Atkinson, en charge de l’appui technique et marketing. « Un concept à base de plantes telles qu’Acacia Concinna et Saccharum officinarum, connues dans la littérature pour leurs effets bénéfiques sur l’équilibre de la flore intestinale. Leurs actifs tels que les saponines et les tanins ont des actions sur le développement et l’absorption des coccidies au niveau du tube digestif. Ils ont également un rôle de stimulation de l’immunité. » L’essai, mené sur 1 600 poulets de chair, dans des conditions de challenge (pression coccidienne élevée), a notamment montré une diminution significative de la mortalité ainsi qu’un effet positif sur la croissance et la consommation alimentaire. « L’utilisation de plantes permet de bénéficier d’une diversité d’actifs agissant en synergie tout en limitant le risque de résistances et ne nécessitant pas de période de retrait. »

E. Mouraud

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