InVivo : « Exercice record » pour la coop des coop

InVivo, 1er groupe coopératif français désormais uni au syndicat Coop de France, a annoncé fin janvier à la presse un exercice record pour la période 2010- 2011, traduisant notamment un contexte mondial favorable aux exportations françaises de céréales. La branche alimentation et santé animale du groupe, InVivo NSA, connaît pour sa part une progression notable à l’international et de profonds changements d’organisation.

Lors d’une conférence de presse organisée le 25 janvier dernier, InVivo a annoncé un « exercice record » pour l’année écoulée, avec notamment un chiffre d’affaires de 6,1 milliards d’euros, soit +37,2 % par rapport à l’exercice précédent. « C’est le meilleur résultat du groupe depuis sa création il y a 10 ans » souligne Patrice Gollier, directeur général, qui ajoute que cette progression s’explique par la forte augmentation du prix unitaire des matières premières agricoles et une hausse des volumes. (…)

InVivo a créé en 2011 InVivo Labs (pôle laboratoires regroupant les 3 sites français : Saint-Nolff, Chierry, La Grande Paroisse). Le groupe a par ailleurs investi 7 millions d’euros pour la construction d’un nouveau laboratoire d’analyses d’une surface de 3 500 m2 à Saint-Nolff (photo), qui sera inauguré fin 2012.

La branche nutrition et santé animales, InVivo NSA, enregistre pour sa part un CA de 1,3 milliard d’euros, dont 53 % sont réalisés à l’international. « Nous assistons à une consolidation des fondations en France pour ce qui est des activités firme-services, santé animale et alimentation animale, mais nous bénéficions d’un fort développement à l’international », résume Patrice Gollier. (…)

Si les bons résultats d’InVivo s’expliquent notamment par la progression record de sa branche Marchés du Grain (+85 %), Patrice Gollier rappelle néanmoins que les marchés mondiaux sont aujourd’hui illisibles et que la perturbation de l’environnement économique génère « des flux de capitaux aléatoires sur lesquels il est dur d’anticiper. Il convient donc de réduire les risques car l’imprévisibilité ajoutée à la variabilité sont synonymes de gros dangers. Une baisse du chiffre d’affaires dans ce métier-là est donc envisagée », conclut Patrice Gollier, qui prévoit pour l’exercice à venir un CA global du groupe en baisse d’un milliard d’euros.

InVivo NSA investit 51 millions d’euros

La branche InVivo NSA revendique elle aussi une année record puisqu’elle a réalisé 51 millions d’euros d’investissements (au lieu des 25 à 26 millions habituels). « Les plus gros investissements du groupe concernent la nutrition animale », confirme Patrice Gollier, pour qui cette branche d’InVivo contribuera fortement au CA de l’année prochaine. Le groupement coopératif vient en effet de réaliser l’acquisition de 100 % du capital de MaltaCleyton, au Mexique : la filiale mexicaine, avec ses 8 usines, était jusqu’à présent la plus importante du groupe (actionnaire à 70 % avant l’acquisition totale du capital). InVivo va par ailleurs renforcer sa présence au Mexique en inaugurant, à la fin de cette année, une usine de petfood : « Nous sommes n° 3 du petfood au Mexique », affirme Hubert de Roquefeuil, directeur d’InVivo NSA. (…)

Réseau étendu en R&D

L’objectif d’InVivo est de développer la recherche & développement in situ à travers une présence mondiale, afin de décloisonner une R&D encore trop « franco-française ». Le groupe dispose déjà de 13 centres de recherche dans le monde, réunissant 140 personnes, et jouit d’une R&D particulièrement active au Vietnam sur les espèces monogastriques. « Nous avons engagé une réflexion sur la génétique en aquaculture au Vietnam, et un partenariat a commencé en porc. Nous sommes en train d’élaborer là-bas un modèle de filière « virtuelle », ou d’entreprise étendue, liée à l’aquaculture durable, réunissant un ensemble d’acteurs, depuis le fournisseur jusqu’au distributeur en passant par le transformateur (éleveur). » (…)

Hubert de Roquefeuil, directeur d’InVivo NSA : « Le budget R&D d’InVivo est l’un des plus importants du monde de la nutrition animale. »

En ce qui concerne les additifs, les axes de recherche s’orientent clairement vers une approche naturelle, visant les « principes actifs présents dans la nature », et vers une approche de « démédication » selon trois pistes privilégiées, détaille Hubert de Roquefeuil : « L’hygiène et la prévention, la diététique, et les ingrédients et additifs. La nutrigénomique est également un thème de recherche auquel nous sommes particulièrement attentifs », révèle le directeur d’InVivo NSA.

Réorganisation d’InVivo NSA

InVivo NSA, qui jusqu’ici organisait sa stratégie selon les métiers (nutrition animale, additifs et spécialités, santé animale) fonctionne désormais davantage selon une logique géographique. « Nous avons établi quatre zones géographiques stratégiques, dirigées chacune par un responsable de zone, tout métier confondu, explique Hubert de Roquefeuil. L’Asie, l’EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), l’Amérique Latine et bien sûr la France. Parmi les métiers historiques de la branche InVivo NSA, l’alimentation et la santé n’ont pas changé dans leur organisation, mais nous avons par contre enlevé la partie labo et additifs du métier « firme-services » pour les développer en métiers propres. » (…)

Sarah Le Blé

 … Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 654 – Mars 2012

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