Déchargement d'une péniche de tourteau soja sur le port de Chalon. Environ une cinquantaine de péniches de ce type ont été déchargées en 2017 (environ 1 000 tonnes par péniche). Le hangar de stockage des tourteaux compte deux cases de 900 tonnes et quatre cases de 450 tonnes, soit un total pouvant atteindre 3 600 tonnes.

GIE Qualimat Sud est : une année 2017 record

Le bilan dressé par le GIE Qualimat Sud Est pour l’année 2017 est marqué par un double record, à la fois sur les quantités totales contractées qui frôlent les 300 000 tonnes et sur les quantités déchargées à Chalon-sur-Saône.

Déchargement d'une péniche de tourteau soja sur le port de Chalon. Environ une cinquantaine de péniches de ce type ont été déchargées en 2017 (environ 1 000 tonnes par péniche). Le hangar de stockage des tourteaux compte deux cases de 900 tonnes et quatre cases de 450 tonnes, soit un total pouvant atteindre 3 600 tonnes.

Déchargement d’une péniche de tourteau soja sur le port de Chalon. Environ une cinquantaine de péniches de ce type ont été déchargées en 2017 (environ 1 000 tonnes par péniche). Le hangar de stockage des tourteaux compte deux cases de 900 tonnes et quatre cases de 450 tonnes, soit un total pouvant atteindre 3 600 tonnes.

Créé en 1988, le groupement d’intérêt économique (GIE) Qualimat Sud Est regroupe, depuis l’origine, les acteurs des filières d’alimentation animale du Grand Sud Est, avec deux objectifs : assurer la régularité de l’approvisionnement en tourteaux de soja, standard et tracé, et en tourteaux de tournesol Hipro débarqués sur le port de Sète, et contrôler la qualité des produits importés. Vingt-six bateaux ont été réceptionnés à Sète en 2017, contre 23 en 2016, pour un total d’un peu moins de 300 000 tonnes (t) de marchandise, soit une augmentation d’un peu plus de +9 % par rapport à 2016.

La quantité totale contractée par les membres du GIE bondit de +22 % en 2017 pour atteindre près de 293 000 t, une progression qui marque tant les quantités contractées par les adhérents (25 fabricants d’aliments) que celles contractées par les membres associés (au nombre de 35).

Une explosion du tournesol en cinq ans

Si le soja standard continue à représenter de loin les tonnages les plus importants débarqués à Sète, le tournesol Hipro arrive en seconde position, avec un bond de +20 % en 2017 par rapport à 2016. « En cinq ans, les quantités de tourteaux de tournesol ont réellement explosé », mentionne Vincent Bergeret, secrétaire du GIE. D’origine mer Noire à 90 % en provenance d’Ukraine, ce tourteau de tournesol a démarré timidement fin 2012, mais avec une progression régulière des expéditions vers Sète : 30 000 t en 2013, 55 000 t en 2014, 80 000 t en 2016 et 96 500 t en 2017.

La quantité totale de tournesol Hipro contractée par les membres du GIE est également en forte progression en 2017 par rapport à 2016 (près de 40 % d’augmentation).

Pour François Christian Cholat, le président du GIE Qualimat Sud Est, cette augmentation des tonnages contractée en tournesol s’explique car cette protéine intéresse les fabricants d’aliments du bétail du fait de sa qualité. « Il s’agit d’un tournesol décortiqué dont on a enlevé la fraction cellulosique », explique François Christian Cholat qui ajoute que le tourteau de tournesol disponible en France est soit non décortiqué, soit semi-décortiqué. « D’autre part, ajoute M. Cholat, les industriels de l’alimentation animale ont besoin d’associer dans leurs formules trois types de protéines, dont le tournesol, le soja et le colza. La connaissance et l’alliance des matières premières pour en améliorer la digestibilité sont notre cœur de métier. »

Les quantités contractées en soja par le GIE Qualimat Sud Est sont également en progression en 2017 par rapport à 2016 (+18 % en standard et +7 % en premium), notamment du fait du prix compétitif du soja brésilien. « Nous sommes parvenus à susciter un intérêt, tant auprès des adhérents que des importateurs, pour travailler avec le port de Sète qui est un port mineur en France », commente François Christian Cholat qui insiste sur l’importance de développer des services compétitifs pour les fabricants d’aliments. Une logique qui prime par rapport à l’augmentation des volumes et qui passe aussi par le développement de relations avec les acteurs présents du secteur, comme Saipol ou Extrusel.

Une péniche par semaine

Le second record du GIE Qualimat Sud Est la quantité totale déchargée sur le port de Chalon-sur-Saône qui atteint près de 47 000 t en 2017, soit un bond de +53 % par rapport à 2016. Cette progression des déchargements, qui touche plus le soja que le tournesol, est liée à une meilleure compétitivité du port de Chalon par rapport aux ports du Rhin, ces derniers ayant été pénalisés par de basses eaux début 2017. À ceci s’ajoute la très bonne coopération entre le GIE Qualimat Sud Est et Aproport, la structure de gestion du port de Chalon « qui joue gagnant gagnant avec nous », selon les termes de Vincent Bergeret. Le GIE a ainsi pu bénéficier en 2017 d’un magasin supplémentaire de 1 200 m² sur le port de Chalon, ce dernier servant de tampon pour ses activités. « Notre activité représente dorénavant une péniche par semaine », résume Vincent Bergeret qui signale cependant une pénurie de péniches disponibles depuis cet hiver du fait des grosses quantités de sel à remonter et des inondations que connaît le cours du Rhône à la Saône. Une réflexion est en cours avec les trois principales sociétés de mariniers actives entre Sète et Chalon pour sécuriser cet aspect logistique important pour le GIE qui pourrait éventuellement prendre des parts dans un bateau. Une réflexion est également en cours pour améliorer la mécanisation du remplissage des bateaux sur le port de Sète.

Quelles sont les priorités du GIE Qualimat Sud Est en 2018 ? « Nous allons fêter nos trente ans cette année », rappelle Vincent Bergeret dont l’une des priorités est de pérenniser la croissance que connaît le GIE depuis cinq ans.

La collaboration avec Qualimac de Barcelone continue, avec des échanges réguliers des résultats d’analyses des marchandises arrivant sur les ports de Sète, Barcelone et Tarragone.

Philippe Caldier

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de La Revue de l’Alimentation Animale.