Engagement : des coopératives pour une bio exigeante

Le 14 septembre, au salon du Space à Rennes, dix-sept des coopératives de l’Ouest, investis en bio, ont signé une déclaration d’engagement nationale pour un développement concerté et durable de la filière bio.

De gauche à droite : J.-M. Bohuon (Sa Pinault Bio), D. Rochefort (Coop de Broons-Groupe d’aucy), D. Joubier (Cecab-groupe d’aucy), C. Maret (Ufab), F. Houssais (Desyhouest), P.-L. Pavageau (Terrena), B. Martel (Agrial), J.-J. Lebris (UCPT, commission bio-Cerafel), P. Fairier (Le Gouessant, Ufab), Y. Blanchard (Cavac, commission filières bio-Coop de France Ouest), J. Cailleau (Cavac), P. Boulard (Sodiaal) et P. André (Triskalia).

De gauche à droite : J.-M. Bohuon (Sa Pinault Bio), D. Rochefort (Coop de Broons-Groupe d’aucy), D. Joubier (Cecab-groupe d’aucy), C. Maret (Ufab), F. Houssais (Desyhouest), P.-L. Pavageau (Terrena), B. Martel (Agrial), J.-J. Lebris (UCPT, commission bio-Cerafel), P. Fairier (Le Gouessant, Ufab), Y. Blanchard (Cavac, commission filières bio-Coop de France Ouest), J. Cailleau (Cavac), P. Boulard (Sodiaal) et P. André (Triskalia).

« En 2016, on a vu entrer 1 000 nouveaux opérateurs et face à ce changement d’échelle, il nous a semblé bon de faire acte de moralisation », explique Yannick Blanchart, président de la commission bio de Coop de France Ouest et éleveur de porcs bio (Cavac). Et c’est de l’Ouest, à la mi-2016, qu’est partie une réflexion prospective aboutissant aujourd’hui à la mise en œuvre d’une déclaration d’engagement au plan national, reposant sur trois objectifs et cinq engagements (voir encadré), une manière aussi d’entrer en discussion avec les autres acteurs privés et publics. L’enjeu est multiple dans un contexte de fort développement de l’agriculture biologique et de fortes attentes en productions. Il s’agit à la fois de renforcer la confiance du consommateur sur la qualité des produits, améliorer les relations avec la grande distribution en maintenant des filières durables et une juste répartition de la valeur. « Cet engagement collectif doit renforcer les règles de bonnes conduites au sein des marchés, le développement de partenariats amont/aval et inter-coopératifs », précise Carine Maret, directrice de l’Ufab (Union française d’agriculture biologique). « Nous avons besoin de travailler ensemble pour gérer les assolements », précise Yannick Blanchard. Si la plupart des coopératives sont mixtes (bio et conventionnel) des intervenants ont affirmé qu’elles ne font pas de la bio « de second degré » avec des outils certifiés de A à Z et un accompagnement des producteurs, aujourd’hui assuré par plus de techniciens spécialisés. Cette déclaration d’engagement vise aussi à peser au niveau européen, que ce soit sur le lien au sol, l’interprétation du cahier des charges ou le contrôle rigoureux des exploitations, car le nouveau règlement européen sera à l’œuvre en 2020. La déclaration reste ouverte à de nouveaux signataires. Le 2 juin dernier en Auvergne Rhône-Alpes, six coopératives l’ont également signé et quinze coopératives en Nouvelle-Aquitaine le 6 octobre.

Frédéric Ripoche

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