Michel Layus, président de l’Afca-Cial : « Un secteur innovant. »

Assemblée générale Afca-Cial : « Nous sommes capables de proposer des solutions »

Mi-juin, l’Afca-Cial a tenu son assemblée générale au Futuroscope de Poitiers. Si les fabricants de compléments et les fournisseurs d’additifs pour l’alimentation animale doivent relever de nombreux défis, ils ne manquent pas d’atouts !

L’Association des fabricants de compléments et fournisseurs d’additifs et ingrédients fonctionnels pour l’alimentation animale a tenu son assemblée générale le 16 juin au Futuroscope de Poitiers (Vienne). À l’issue des travaux, Michel Layus, président de l’organisation, nous a accordé un entretien dans lequel il évoque les grands enjeux de l’Afca-Cial.

La Revue de l’Alimentation animale : En 2016, la production française de compléments a reculé : un commentaire ?

Michel Layus : Premièrement, il y a la concentration des produits : on en met moins pour faire le même tonnage d’aliments. Deuxièmement, il y a l’évolution du marché du ruminant. Troisièmement, de manière plus conjoncturelle, nous avons subi les conséquences de la grippe aviaire. Ces trois éléments expliquent ce recul et celui-ci n’a pu être compensé par le développement des exportations de prémix. Or pratiquement 50 % des prémix fabriqués en France sont vendus à l’étranger.

Michel Layus, président de l’Afca-Cial : « Un secteur innovant. »

Michel Layus, président de l’Afca-Cial : « Un secteur innovant. »

RAA : Ce recul de la production vous inquiète-t-il et quelles seraient les solutions pour l’endiguer ?

M. L. : Malheureusement, les solutions ne sont pas entre les mains de l’Afca-Cial ! C’est un problème de dynamisme de filières. C’est aussi un problème politique français, un débat dans lequel je n’entrerai pas : nous ne sommes pas l’organisation agricole qualifiée pour cela.

RAA : Dans ses instances, l’Afca-Cial possédait déjà un collège Compléments. Désormais, s’y ajoute un collège Additifs et ingrédients fonctionnels : qu’est-ce que cela change dans le fonctionnement de votre organisation ?

M. L. : Désormais, nous avons une représentativité complète de notre secteur d’activité depuis la partie élémentaire de nos produits, c’est-à-dire l’additif, jusqu’à la partie la plus complexe que sont les prémix, les produits nutritionnels, etc. Le secteur des additifs, ce sont des PME mais aussi d’énormes multinationales : cela nous donne un poids économique et politique.

RAA : Combien votre syndicat compte-t-il d’adhérents ?

M.L. : Environ cent trente. Leur nombre augmente constamment par le biais de grands producteurs. Mais, parmi les entrants, nous avons également des PME : en général, elles démarrent sur la base d’une innovation-produit. Ainsi, la veille de notre assemblée générale, nous avons intégré trois start-up : le secteur des compléments de la nutrition animale est innovant !

RAA : Quelles orientations souhaitez-vous donner à l’Afca-Cial ?

M. L. : Elles sont d’ordre technique. Le pré-requis, c’est la sécurité sanitaire et la réglementation. Nous faisons partie du secteur alimentaire : quand on s’écarte de cela, c’est mortel ! Deuxièmement, la nutrition animale joue un rôle majeur dans les questions de durabilité et d’environnement. Nous sommes capables de proposer des solutions. Le troisième point porte sur la nutrition-santé. L’enjeu : promouvoir des modèles de production plus vertueux : moins de consommation d’antibiotiques, bien-être animal, etc.

RAA : Quel regard portez-vous sur Oqualim ?

M. L. : Oqualim a une représentativité pratiquement totale de la nutrition animale française. Cela nous donne la capacité de montrer ce que nous faisons. Au travers de référentiels de certification, ce qui est assez courant. Mais surtout au travers de plans de contrôles mutualisés : nous sommes capables de montrer à nos clients, à nos fournisseurs et à notre environnement des milliers d’analyses réalisées dans des laboratoires accrédités. L’enjeu : prouver ce que nous faisons et discuter avec les gens de ce qui ne va pas et qui doit être amélioré. Oqualim est une plateforme unique pour parler nutrition animale et sécurité alimentaire.

RAA : L’Afca-Cial a adhéré à la charte Duralim dès son lancement il y a un an : pourquoi était-ce important que votre organisation soit partenaire de cette initiative ? 

M. L. : Le secteur des compléments et des additifs joue un rôle dans la durabilité. Mais ce n’est pas un rôle central. Pour être acteur, il était essentiel qu’on s’intègre à Duralim: une dynamique de filière qui va jusqu’à la grande distribution !

(…)

G. Hardy

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 708 – Juillet-Août 2017

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