Nick Major est directeur des affaires commerciales chez ForFarmers.

Fefac : Nick Major élu président

Nick Major est le nouveau président de la Fédération européenne des fabricants d’aliments composés (Fefac). Il a été élu le 7 juin dernier, lors du 28e congrès de la fédération, organisé à Cordoue, en Espagne. Il prend la suite de Ruud Tijssens. Interview.

Nick Major est directeur des affaires commerciales chez ForFarmers.

Nick Major est directeur des affaires commerciales chez ForFarmers.

La Revue de l’alimentation animale : Quel a été votre parcours jusqu’à présent, au sein et en dehors de la Fefac ?

Nick Major : J’ai été diplômé en technologie agricole en 1985. Cette même année, j’ai rejoint ForFarmers. J’ai passé près de trente-deux ans dans l’industrie de l’alimentation animale, au sein de la même compagnie ! Aujourd’hui, je suis directeur des affaires commerciales du groupe (Pays-Bas, Belgique, Allemagne et Royaume uni). Je suis également président de l’AIC, la Confédération des industries agricoles au Royaume Uni. Je suis aussi membre du comité durabilité de la Fefac depuis que ce dernier existe, c’est-à-dire depuis trois ans. Je préside également le secrétariat technique du projet pilote sur l’environnement, le PEF, mené par la Fefac dans le cadre de l’initiative de la Commission européenne pour un marché unique de « produits verts ». J’ai aussi participé à la mise en place du GFLI, Global feed life cycle assessment institute, qui soutient les pratiques environnementales de l’industrie de l’alimentation animale en Europe, États-Unis et Canada, en fournissant des mesures d’analyse pour le cycle de vie des aliments dans le cadre d’une production durable.

RAA : Qu’est ce que cette élection représente pour vous ?

N. M. : C’est un grand privilège ! En particulier pour ces trois prochaines années, pendant lesquelles nous allons avoir l’opportunité de travailler sur la réforme de la Pac.

RAA : Justement, quels sont les dossiers qui vous attendent ?

N. M.  : Nous devons participer à la mise en place de politiques clés pour la gestion de la sécurité et la compétitivité de l’industrie de l’alimentation animale et des productions animales en Europe. Il y a des choses très intéressantes qui vont se passer, en particulier au niveau de la demande en protéines animales d’ici 2050. Nous savons tous que c’est un enjeu majeur. Et une belle opportunité pour le secteur. Dans le même temps, on doit répondre aux challenges posés par le changement climatique. En tant que nutritionnistes, on a l’obligation d’aider à relever ces défis : à chaque fois qu’on travaille avec un client à l’amélioration du FCR (feed conversion ratio) ou la réduction de la mortalité, on aide à l’amélioration des performances économiques mais aussi environnementales, à réduire les émissions de gaz à effet de serre par exemple. Et ce, peu importe le système de production. À la Fefac, nous nous devons d’être neutres par rapport au système de production : extensif, intensif, bio ou conventionnel, etc. Ce n’est pas nous mais la société qui décide ce que sont et ce que deviennent les systèmes de production. Nous sommes des nutritionnistes et notre travail est d’améliorer l’efficacité des ressources, ainsi que la santé et le bien être animal. Sans oublier la sécurité alimentaire. L’un de trois piliers de la vision Fefac 2030 avec la nutrition animale et la durabilité. Ces trois piliers, ce sont ceux sur lesquels je vais me focaliser ces trois prochaines années. Je suis impatient de représenter les intérêts des fabricants européens d’aliments et de construire davantage sur les fondements posés par la Fefac Vision 2030.

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E. Mouraud

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 709 – Septembre 2017

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