AFZ : les additifs à la loupe

Depuis l’interdiction de l’utilisation des antibiotiques comme facteurs de croissance, de nouveaux additifs ont vu le jour. La journée organisée le 21 septembre dernier par l’AFZ (l’Association Française de Zootechnie) a permis de faire le point sur ces nouveaux additifs alimentaires en élevage et leur acceptabilité.

L’histoire des nouveaux additifs a débuté dans les années 90 avec une production scientifique quasi exponentielle, résume Daniel Sauvant, président de l’AFZ et Professeur à AgroParisTech. Les objectifs de ces additifs ont évolué au fil des décennies : visant tout d’abord la production, puis l’efficacité, la santé animale, la qualité et la sécurité, l’environnement et finalement le bien-être animal, ils devront peut-être à l’avenir répondre directement aux attentes des consommateurs. Les volailles, et dans une moindre mesure les porcs, sont les principaux bénéficiaires de ces additifs, qu’il s’agisse de probiotiques ou d’huiles essentielles.

Philippe Schmidely, d’AgroParisTech, a rappelé que l’utilisation des enzymes chez les ruminants est de mieux en mieux caractérisée et a des effets positifs sur la digestion et les performances, même si les résultats montrent une certaine hétérogénéité. L’absence de résidu est aussi un avantage non négligeable. En revanche, des nombreux facteurs pouvant interférer sont à prendre en compte : ration, taille des particules, espèce…

Que ce soit des enzymes, des probiotiques ou des extraits végétaux, l’objectif est souvent de mieux valoriser la ration en améliorant la digestibilité d’éléments moins facilement accessibles (fibres, phosphore phytique) ou en stimulant la flore intestinale. Cependant, la législation complexe qui concerne les additifs peut donner lieu à certaines incompréhensions. Ainsi, Alain Guyonvarch attire l’attention des utilisateurs sur la classification de ces nouveaux additifs : même s’ils sont considérés comme appartenant à une même famille hétérogène, ils ne sont pas reconnus comme tels par la réglementation. Les probiotiques sont généralement autorisés comme des « stabilisateurs de la flore intestinale (catégorie des additifs zootechniques, groupement fonctionnel b) et les enzymes comme des « améliorateurs de digestibilité » (catégorie des additifs zootechniques, groupement fonctionnel a) alors que les extraits végétaux peuvent, selon leur méthode de fabrication et de transformation être classés soit comme matières premières soit comme additifs généralement autorisés comme des « substances aromatiques (catégorie des additifs sensoriels, groupement fonctionnel b).

Emilie Auvray

… Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 651 – Novembre 2011

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