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Sanders : « Construire une filière bio nationale »

Sanders a investi un million d’euros pour dédier son usine de Rethel (Ardennes) à la production d’aliments biologiques. Jusqu’alors consacrée exclusivement aux aliments conventionnels, elle a été totalement reconfigurée. Un nouvel écrin inauguré le 4 avril dernier par Alexandre Raguet, directeur de Sanders Nord-Est : nous l’avons interrogé. Enjeux et stratégie.

La Revue de l’Alimentation animale : Pouvez-vous nous présenter Sanders Nord-Est en quelques mots ?

Alexandre Raguet : Sanders Nord-Est comprend quatre usines, trois dédiées à l’aliment conventionnel et une dédiée à l’aliment bio, à Rethel. Avec ces quatre usines, nous pouvons fournir tous les élevages sur une ligne qui va de Strasbourg à Rouen et au nord de cette ligne jusqu’en Belgique.

La nouvelle usine a été inaugurée officiellement le 4 avril dernier en présence de l’équipe dirigeante de Sanders Nord-Est.

La nouvelle usine a été inaugurée officiellement le 4 avril dernier en présence de l’équipe dirigeante de Sanders Nord-Est.

RAA : En quoi l’usine de Rethel est-elle importante pour vous ?

A. R. : Elle est stratégique car positionnée sur un marché en pleine croissance. Chaque année, il y a des conversions d’élevages conventionnels vers le bio : la demande des acteurs situés en aval de la filière croît. Notamment les laiteries, les centres de conditionnement d’œufs ainsi que les abattoirs de volailles régionaux. Par ailleurs, Rethel est positionné au centre de notre zone, à proximité des axes routiers principaux, permettant de livrer les élevages assez facilement.

RAA : Le montant de l’investissement s’élève à un million d’euros : à quels types d’aménagements avez-vous procédé ?

A. R. : Nous avons modernisé la fosse de réception. Nous nous sommes également souciés de la qualité des transferts de l’aliment fabriqué jusqu’aux cellules de produits finis. Objectifs : éviter le risque de contamination et assurer une bonne tenue du produit jusqu’au camion de livraison. Une partie de l’investissement a porté sur l’automatisation des formules d’aliments dans le process de fabrication. Les formules dédiées à l’agriculture biologique sont conçues par l’équipe Sanders et prennent en compte la valeur nutritive des matières premières.

RAA : Pourquoi avoir spécifiquement investi à Rethel ?

A. R. : Nous voulions avoir une usine dédiée entièrement au bio. L’enjeu : fournir un aliment qui ne court pas le risque d’être contaminé par un aliment conventionnel. Le site de Rethel, par sa dimension, était parfaitement adapté à cette production : dans le passé, on y fabriquait entre 20 000 et 30 000 tonnes d’aliments. Aujourd’hui, on est sur une base de 5 000 à 10 000 tonnes potentielles d’aliments biologiques avec, en outre, une marge évolutive.

G. Hardy

 

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