PAT : les conditions de leur retour ne sont pas réunies pour l’Anses

Sollicitée par les ministères de la santé et de l’agriculture pour donner son avis sur la feuille de route de la Commission européenne prévoyant un assouplissement de l’utilisation des protéines animales transformées, l’Anses vient de publier, fin octobre, un nouveau rapport dans lequel elle « note des progrès dans l’organisation des filières » mais elle considère que « les conditions permettant une utilisation sécurisée des protéines animales transformées ne sont pas, à ce jour, totalement réunies. » L’agence nationale de sécurité sanitaire constate, à la suite d’auditions d’acteurs concernés et d’une enquête réalisée par le Conseil général de l’alimentation de l’agriculture et des espaces ruraux, que des efforts ont été fournis pour privilégier les spécialisations et ainsi limiter le risque des contaminations croisées, mais que la démarche demeure incomplète. L’Anses rappelle surtout que les méthodes analytiques de contrôle de l’espèce d’origine des PAT ne sont pas encore disponibles (voir aussi le dossier de la rédaction sur les PAT dans le numéro 649 – septembre 2011). La publication de ce rapport a incité Bruno Le Maire à répéter, dans un communiqué du 2 décembre, que « tant qu’(il) serai(t) ministre de l’agriculture, les farines animales ne seront pas réintroduites en France ».

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