Oqualim : des compétences de plus en plus reconnues

La Revue de l’Alimentation Animale a rencontré Oqualim pour recueillir le bilan de ses actions sur le référencement des usines et sur les plans d’autocontrôles. L’association présente ses perspectives d’évolution après 4 ans de mobilisation pour asseoir sa notoriété.

Dans ses statuts, Oqualim a pour objectif « d’élaborer, de mettre en place et de coordonner les démarches visant à l’amélioration de la sécurité et de la qualité des aliments pour animaux ». C’est avec cette intention que l’Afca-Cial est devenue membre d’Oqualim en juillet 2011, élargissant ainsi les compétences de l’association à l’ensemble des métiers de la nutrition des animaux de rente. « Notre objectif est de sécuriser l’alimentation des animaux pour sécuriser l’alimentation des hommes », précise Valérie Bris, directrice de Coop de France Nutrition Animale, fondateur d’Oqualim avec le Snia. Suite à l’intégration de l’Afca-Cial, le Guide de bonnes pratiques (GBP) des aliments minéraux verra ses certifications passer sous Oqualim dès le 1er janvier 2013, rejoignant ainsi les GBP aliments composés et prémélanges. « L’idée est d’avoir une dimension globale de l’activité nutrition animale en réunissant les démarches au sein d’Oqualim », signale François Guibert, secrétaire général de l’Afca-Cial.

François Guibert, secrétaire général de l’Afca-Cial: « Nous devons faire reconnaître Oqualim comme étant la référence absolue en France. »

Par ailleurs l’observatoire « substances indésirables », mis au point en 2002 par l’Afca-Cial, a laissé la place en mars 2012 au plan « autocontrôles compléments », coordonné par Oqualim. Ce plan mutualisé d’autocontrôles est destiné aux fabricants de compléments (prémélanges d’additifs, aliments minéraux, spécialités nutritionnelles et aliments liquides). « Il y a une forte adhésion à l’ensemble de la démarche, constate François Guibert. Le passage vers Oqualim a eu un effet levier : de nouvelles entreprises participent à ce plan. Car l’intérêt d’Oqualim est d’être « tous ensemble ». Nous sommes plus forts quand nous sommes unis. La profession est en attente de démarches communes sur ces aspects-là mais aussi de plus de visibilité pour ces démarches, aussi bien dans l’environnement professionnel qu’auprès de l’administration. »

« La référence absolue »

Lucille Talleu, du Snia, explique cette nouvelle visibilité : « Oqualim s’est doté d’actions solides techniquement, auxquelles les entreprises participent en nombre. » Elle en veut pour preuve la démarche de l’Anses, qui a retenu le projet de mutualisation des données d’autocontrôles de l’association comme l’un des projets phares de la mise en place du volet sanitaire de l’Observatoire de l’alimentation. La reconnaissance de la certification Oqualim par les filières qualité (cf. RAA n° 659 p. 20) en est aussi un signe. « Aujourd’hui, nous essayons d’aller vers une reconnaissance large d’Oqualim, aussi bien auprès des pouvoirs publics que dans notre environnement professionnel et qu’à l’international », annonce Lucille Talleu.

Les négociations ont ainsi redémarré pour la reconnaissance mutuelle de la certification des trois guides de bonnes pratiques, notamment avec Ovocom en Belgique (GMP) et GMP+ International aux Pays-Bas (GMP+). Ces travaux de longue haleine devraient permettre aux entreprises certifiées Oqualim de gagner en compétitivité et d’avoir accès à de nouveaux débouchés. C’est pour cela qu’ils font partie des dossiers prioritaires de l’association pour 2012. « Nous devons faire reconnaître Oqualim comme étant la référence absolue en France », s’enthousiasme François Guibert.

 Vers une certification unique

Ce travail de reconnaissance mutuelle devrait aussi être facilité par la convergence des 3 guides de bonnes pratiques et de leur système de certification Oqualim. Ce dossier prioritaire devrait aboutir, d’ici la fin 2013, à une certification unique, constituée d’exigences générales et d’exigences propres à chaque activité.

« Un seul schéma cohérent, harmonisé et complet » devrait aussi contribuer à mieux faire entendre la voix d’Oqualim auprès des pouvoirs publics. Ceux-ci ont déjà reconnu l’efficacité du travail de l’association lors de l’alerte à la dioxine en janvier 2011. La base de données constituée par les plans d’autocontrôles permet également d’étayer les discussions sur des bases précises, lors des processus de révision réglementaire, et d’ajuster la pertinence des autocontrôles…

 Emilie Auvray

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 661 – Novembre 2012

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de La Revue de l’Alimentation Animale.