Les OGM divisent toujours

Dans sa chronique des Échos – 05/03/10, Éric Le Boucher salue la Commission de José Barroso qui, en autorisant la pomme de terre Amflora et les nouveaux maïs, « a sorti l’Union de l’immobilisme sur les OGM ». Toutefois, chaque État pouvant choisir sa voie en la matière, le journaliste regrette que l’Europe soit coupée en deux. « On aura d’un côté les pays « précautionneux », les inquiets de la science, refusant les OGM comme les nanotechnologies » avec la France. De l’autre côté, la majorité des Etats-membres « vont cultiver des OGM et nous les vendre ». Dans Les Échos – 03/03/10, un journaliste estime que la France prend un excès de précaution en refusant les OGM qui ont toutes les qualités.

Dans Marianne – 16/03/10, Jean-Claude Jaillete est convaincu que la pomme de terre OGM est une solution écologique. Pour lui, s’en passer c’est « dommage pour l’avenir de la France ». Pierre-Henri Gouyon, biologiste d’AgroParistech et Sciences-Po Paris, lui réplique évoquant les gènes de résistance aux antibiotiques et la dissémination du pollen de ladite patate. Auparavant, il aura rappelé que les experts scientifiques travaillent main dans la main avec les industriels des biotechnologies et qu’ils n’ont pas « l’indépendance et la neutralité » requise pour une expertise honnête. Pour François Ewald, professeur au Cnam, en étant hostile à la pomme de terre modifiée, la France montre à quel point elle est « hostile à la science et à la technique ». Dans Le journal du dimanche – 07/03/10, il estime que les conflits portent davantage sur les valeurs que sur les risques, « or qui dit conflit sur les valeurs, dit impossibilité de parvenir à un consensus ».

… Retrouvez l’intégralité de l’article dans La Revue de l’Alimentation animale – Mai 2010 – N° 636

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