Le Pôle animal de Coop de France interpelle la grande distribution

Garaud, nouveau président du pôle animal de Coop de France, également président de Terrena.

Hubert Garaud, nouveau président du pôle animal de Coop de France, également président de Terrena.

Hubert Garaud, nouveau président du pôle animal de Coop de France, a présenté à la presse, le 14 février dernier, les propositions qu’il allait soumettre à la grande distribution pour que les filières animales françaises regagnent des points de compétitivité. « Tous les indicateurs sont au rouge (coûts des intrants, manque de volume à l’abattage etc.), a-t-il souligné en introduction.

Toutes les productions (bovins, ovins, porcins et volailles), y compris la nutrition animale, sont à la baisse et les prix de vente ne sont pas assez rémunérateurs pour couvrir des coûts trop élevés. Dans cette situation de crise, les entreprises d’abattage transformation voient leurs volumes décroître, ne permettant plus une saturation des outils. Cela fait peser une menace forte sur l’emploi. »

Insistant sur le besoin, pour les filières françaises, de reconquérir des parts de marché « notamment sur le territoire national », Hubert Garaud a pointé le handicap qui touche le secteur agricole et agroalimentaire provoqué par « le différentiel de compétitivité actuel, au sein de l’Union européenne, des différents opérateurs français face à leurs concurrents. »

Pour le Pôle animal de Coop de France, certains freins à la relance économique du secteur peuvent être levés rapidement :

–          Une diminution sensible du nombre de références (un abattoir spécialisé en poulet gère plus de 600 références, une usine d’aliment doit parfois travailler avec plus de 60 cahiers des charges différents), sans compter le gaspillage que cela entraîne au niveau du distributeur ;

–          Une optimisation des commandes (des commandes plus importantes et des livraisons moins fréquentes) optimiserait les volumes transportés et réduirait le nombre de camions sur les routes.

Selon Coop de France, la simple application de ces deux propositions pourrait permettre « un retour économique estimé entre 3 et 7 % de baisse de charges selon les filières ».

La carence de compétitivité des filières françaises ne peut cependant pas être comblée d’un bloc : « Il existe une multitude de points sur lesquels on peut agir pour regagner des éléments de compétitivité si l’on se pose les bonnes questions ». Selon Hubert Garaud, « la réglementation environnementale elle-même doit être prise non comme une contrainte mais comme une opportunité ».

Le Pôle animal de Coop de France va adresser ces propositions à la distribution pour parvenir « ensemble à une diminution des coûts internes et améliorer la compétitivité de la filière viande française ». C’est un changement de stratégie notable qui s’inscrit dans une démarche de coopération et non de rapport de force, démarche résolue que Coop de France va porter dans un premier temps au salon de l’agriculture.

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