Idéna : pour une utilisation raisonnée des huiles essentielles

Confirmant son expertise dans l’utilisation des huiles essentielles, Idena poursuit ses recherches dans le domaine et présente de nouveaux produits sur le marché de l’alimentation animale. Tout en rappelant les fondamentaux propres aux huiles essentielles, à prendre en compte pour une réelle efficacité d’emploi. Rencontre avec une firme-service fière de son indépendance.

« Depuis le début, la recherche d’alternatives naturelles aux produits chimiques de l’alimentation animale constitue le cheval de bataille d’Idena », rappelle Massoud Aoun, directeur opérationnel de la firme-service et chef de produit ruminants. Idena est en effet apparue en 1995, dans le contexte de crise liée au scandale de la « vache folle » et s’est aussitôt positionnée sur des produits à base d’extraits de plantes et d’huiles essentielles. Le plus ancien dossier R&D de la firme-service a donné naissance au Vertan, qui se veut une alternative au formol utilisé dans le tannage des matières premières distribuées aux ruminants. « Le Vertan, qui intervient sur les protéines d’une ration et qui a été breveté en 2002, apparaît comme le fer de lance d’Idena », souligne Massoud Aoun. Et de rappeler les différences fondamentales qui opposent les deux produits : tandis que le formol agit directement sur la matière première, « les huiles essentielles travaillent dans le tube digestif de l’animal et en particulier le rumen, et touchent toute la protéine ingérée par l’animal, y compris celle des fourrages. Une baisse de l’ammoniac ruminal est observée ainsi qu’une baisse de l’urée du sang et du lait », précise Massoud Aoun.

Pour une formulation cohérente

« Il faut être très vigilant quant au dosage, met en garde Massoud Aoun. Les valeurs nutritionnelles indiquées sur les produits à base d’huile essentielle peuvent en effet apparaître séduisantes et pousser les formulateurs à forcer la dose. Or, un trop fort dosage dans l’aliment peut entraîner des perturbations digestives. » Face à cette exagération courante, il importe de suivre une méthode de formulation cohérente, « évitant d’apporter des valeurs nutritionnelles sur des matières premières de toute sorte, initialement non valorisables par les techniques courantes comme le formol par exemple », insiste encore le chef produit ruminants. L’application doit s’opérer avec une dose différente selon la ration de base.

Autre grand problème lié à l’utilisation des huiles essentielles et qu’il importe de connaître : leur grande instabilité. Ce sont en effet des molécules volatiles très sensibles aux conditions de stockage et de manipulation lors de la fabrication d’aliments. « Ce qui peut faire dire à certains fabricants d’aliments que les huiles essentielles ne sont pas efficaces, note Massoud Aoun. Alors que le produit a simplement perdu ses qualités après une mauvaise conservation. » Idena a travaillé activement sur ce point et propose, depuis maintenant plusieurs années, « des molécules exclusives, stables et offrant une efficacité régulière ».

L’indépendance d’Idena

À l’heure où l’actualité des firmes-services se caractérise par une grande concentration, Idena se singularise en réaffirmant son indépendance. Après le récent départ de Georges Amiand (fin avril 2010) de la présidence d’Idena, le capital de la firme-service a en effet été repris par ses cadres. Renaud Domitile, nommé directeur général dès 2008, est également devenu le président du groupe en plus de ses fonctions de chef de produits volaille. Le groupe Idena poursuit par ailleurs son développement en France et à l’international, puisqu’il est présent dans une quinzaine de pays (ce qui représente environ un tiers de son activité). « Son chiffre d’affaires, avec l’activité de son usine, s’élevait à 15 millions d’euros en 2009, avec plus de 9 000 tonnes de produits fabriqués dans son usine de Ponchâteau (Loire-Atlantique) »…

Sarah Le Blé

… retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 640 – Octobre 2010

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