Ferme expérimentale de Sourches : « Tout commence par l’innovation »

Sanders a inauguré, jeudi 5 novembre, un nouveau bâtiment dédié aux vaches laitières au sein de sa ferme expérimentale de Sourches, dans la Sarthe, 1er centre privé européen de recherches en nutrition animale et conduite d’élevage. Un nouvel outil au service des filières laitières qui permettra d’analyser des centaines de milliers de données sur l’alimentation, la production et la physiologie du bétail, afin de faire progresser les connaissances et créer des innovations profitables et durables.

Jeudi 5 novembre, Sanders a inauguré un nouveau bâtiment dédié aux vaches laitières au sein de sa ferme expérimentale de Sourches dans la Sarthe. (Copyright : Sanders)

Jeudi 5 novembre, Sanders a inauguré un nouveau bâtiment dédié aux vaches laitières au sein de sa ferme expérimentale de Sourches dans la Sarthe. (Copyright : Sanders)

L’ambition de Sanders, acteur majeur de la nutrition animale, est de faire de sa ferme expérimentale, basée à Sourches, dans la Sarthe, LA référence en termes de recherche appliquée pour les filières animales, « et plus particulièrement pour l’élevage d’aujourd’hui et de demain », souligne Bernard Mahé, directeur adjoint du pôle animal d’Avril. Dans cet objectif, le groupe vient d’investir plusieurs millions d’euros dans la construction d’un nouveau bâtiment destiné aux vaches laitières. « Les enjeux pour cette production sont tels qu’il nous semblait capital de passer un cap. » Un outil de plus de 4 000 m2, « véritable vitrine positive pour les acteurs du monde agricole comme pour les consommateurs », inauguré le 5 novembre dernier, après quatre ans de réflexion et de conception.

Ce nouvel équipement va permettre d’augmenter le nombre et la précision des essais mis en place de manière significative et d’améliorer l’expertise technique. « Plus qu’un bâtiment, c’est aujourd’hui la station expérimentale la plus puissante d’Europe. Plus de 3 000 données individuelles sont enregistrées quotidiennement et en temps réel », indique Bertrand Renouf, directeur de la ferme. Quatre-vingts auges individuelles sur pesons ont été installées, pour tout savoir sur l’ingestion de la ration mélangée : les consommations par vache, leur efficacité alimentaire individuelle, mais aussi le nombre de repas par jour, leur durée, leurs horaires, etc. « Ce qui permet d’analyser les comportements alimentaires de façon très précise. » Les 120 vaches, réparties dans les quatre zones de vie qui composent le bâtiment, ont accès à toutes les auges. Elles sont reconnues grâce à leurs boucles d’identification électroniques, leur accès à la ration mélangée peut ainsi être accepté ou refusé.

Les 4 000 m2 de nouveaux bâtiments sont une « véritable vitrine positive pour les acteurs du monde agricole comme pour les consommateurs ». (Copyright : Sanders)

Les 4 000 m2 de nouveaux bâtiments sont une « véritable vitrine positive pour les acteurs du monde agricole comme pour les consommateurs ». (Copyright : Sanders)

Un système unique d’alimentation

Trois tables d’affouragement, dont deux avec un système de démêleur pour fibres longues, ont été installées dans le nouveau bâtiment. « Elles permettent une grande flexibilité dans la gestion des fourrages. » Elles les acheminent dans une mélangeuse, sur pesons elle aussi afin d’être encore plus précise. « Seules deux installations de ce type existent dans le monde, une aux États-Unis, et l’autre ici, à Saint-Symphorien ! », se félicite Bertrand Renouf. Les aliments sont acheminés grâce à un wagon d’une capacité de 1 600 litres. Il assure trois à cinq distributions par jour. Jusqu’à 24 concentrés et minéraux peuvent être testés en même temps. Le bâtiment est aussi équipé de 30 portiques pour big-bag et de quatre trémies de minéraux qui viennent automatiquement alimenter la mélangeuse et la douzaine de Dac. Les aliments sont pesés à 10 g près, avant d’être envoyés par transfert pneumatique vers l’une des 46 trémies mises en place dans le bâtiment. Un système qui permet de gérer une alimentation de précision, adapté aux besoins de chaque vache et ainsi de maximiser leur efficience zootechnique (meilleure gestion des lots, meilleure gestion des refus…). Tous ces équipements sont connectés entre eux, ce qui dote le bâtiment d’une puissance expérimentale inédite et, à l’heure actuelle, inégalée. « Il s’agit d’équipements 100 % standards, complétés par des équipements de précision pour décupler la puissance expérimentale. Mais n’importe quel éleveur peut acheter les outils que nous avons choisis », ajoute Bertrand Renouf.

(…)

Ermeline Mouraud

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 692 – décembre 2015

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de La Revue de l’Alimentation Animale.