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Ajouté le 15 février 2016 dans Actualités

Élevages porcins : étude Nutrinoë, plutôt Faf ou plutôt achat d’aliments ?

L’étude comparative Faf et aliments du commerce est disponible auprès de Nutrinoë.

L’étude comparative Faf et aliments du commerce est disponible auprès de Nutrinoë.

Le 17 décembre 2015, l’association des fabricants bretons d’aliments pour animaux, Nutrinoë, a présenté en avant-première les résultats d’une étude économique apportant des éléments de réponses à cette question : « Quel système alimentaire en élevage porcin pour rester compétitif : la fabrication à la ferme (Faf) ou l’achat d’aliments ? ». Un thème essentiel à la Profession permettant de mettre enfin des résultats et des arguments concrets sur une Faf de plus en plus présente.

Laurent Morin, président de Nutrinoë, pose le décor : « L’augmentation de la fabrication à la ferme est une réalité. Aujourd’hui, 40 % des porcs bretons sont nourris avec des aliments provenant de la Faf. Premier poste de charges en élevages porcins, ils se posent de plus en plus la question entre le choix, économique, d’acheter des aliments composés ou d’investir dans la Faf. Cette dernière à la réputation d’être La solution pour rester compétitif, dénigrant les aliments pour animaux. Mais beaucoup d’information circule, le plus souvent erronée et manquante de données fiables. Alors comment s’y retrouver et aider les éleveurs à optimiser leurs choix de système alimentaire, adapté à leur besoin. Nutrinoë et ses adhérents ont souhaité mettre à plat ces idées et proposer une étude comparative approfondie, des coûts de plusieurs systèmes alimentaires mis en place dans les élevages porcins. Le but : définir les intérêts et les limites de chacun d’entre eux afin de pouvoir faire les meilleurs choix, les plus adaptés à son exploitation. » M. Morin souhaite bien préciser que « cette étude ne cherche pas à remettre en cause les investissements réalisés par les éleveurs dans les fabriques d’aliments. C’est une étude objective et transparente, notre but n’est pas d’opposer les deux systèmes, mais vraiment d’étudier leurs points forts et points faibles ».

Quelle démarche ?

De janvier à octobre 2015, Nutrinoë a réalisé une analyse basée sur la comparaison entre le coût relatif des aliments achetés et celui des aliments fabriqués à la ferme. Les calculs pour la Faf sont réalisés sur un élevage naisseur-engraisseur type, de 300 truies, autosuffisantes en céréales et sur une base d’investissement récent d’un silo tour. Les données sont issues d’études réalisées par la Chambre d’agriculture de Bretagne et des Pays de la Loire (2014, se basant sur les factures de 40 éleveurs ayant récemment investi). Cinq systèmes alimentaires Faf (voir tableau 1) ont été distingués selon : la nature des céréales utilisées, des sources de protéines et le type d’animaux bénéficiant de l’aliment (charcutier ou truie gestante). Le coût de fabrication comprend les charges suivantes : investissement (annuité en baisse au-delà de 5 ans et de 10 ans), fonctionnement et main-d’œuvre. Compte tenu de la forte volatilité des prix des matières premières de ces dernières années, la comparaison des coûts alimentaires a été réalisée sur la période 2009-2013 afin de lisser cet effet sur ces 5 années. Il est précisé que le coût des matières premières céréales retenues dans le calcul est le prix annuel moyen net vendeur sur le marché (prix d’acompte, compléments de prix et primes).

En ce qui concerne les données sur le coût des aliments achetés, deux systèmes ont été retenus. La moyenne a été calculée soit en fonction du prix d’un aliment complet à haute énergie (10 000 MJ), équivalent à un aliment à base de maïs humide utilisé en Faf, ou soit en prenant le prix des aliments les plus vendus chez 15 adhérents de l’association.

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Caroline Morice

Retrouvez l'intégralité de l'article dans la RAA 693 - janvier-février 2016

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