Biosécurité en élevage : vigilance lors des livraisons d'aliments

L’épisode d’influenza détecté en novembre 2015 dans le Sud Ouest de la France a conduit les pouvoirs publics et les professionnels à renforcer les mesures de biosécurité en élevage afin de limiter la propagation du virus. Quel rôle joue les professionnels de la nutrition animale et quelles mesures sont prises pour améliorer la biosécurité lors des livraisons d’aliment au sein de chaque exploitation ?

Suite à l’épisode d’influenza aviaire de novembre 2015 dans le Sud Ouest, un arrêté, datant du 8 février 2016, est entré vigueur le 1er juillet 2016. Il détaille un certain nombre de mesures de biosécurité à respecter dorénavant par les détenteurs de volailles sur l’ensemble du territoire national. Intervenant au quotidien dans les élevages, les fabricants d’aliments pour animaux sont directement concernés.

Par l’intermédiaire des syndicats de la nutrition animale (Snia, Coop de France Nutrition animale et l’Afca-Cial), ils ont défini un ensemble de bonnes pratiques professionnelles* en matière de biosécurité à appliquer lors d’une livraison d’aliment en élevage. Il faut bien préciser que cela concerne tous les élevages du territoire national et quelles que soient les espèces animales présentes sur le site d’élevage. Une fiche technique détaillant toutes les mesures de biosécurité en routine est disponible sur le site internet de l’Itavi. Une infographie a été imaginée également pour être diffusée auprès des chauffeurs-livreurs. Pour le Snia : « Face aux multiples risques sanitaires et en particulier à la menace que représente la recrudescence de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène en Europe, seule la responsabilisation de l’ensemble des opérateurs et la mise en place de mesures adaptées de biosécurité à tous les niveaux permettra de protéger au mieux les élevages. « Les fabricants d’aliments s’engagent, la biosécurité c’est l’affaire de tous ! »

Les grandes lignes de la fiche technique et de l’infographie reprennent les mesures et actions nécessaires au niveau : des mouvements des véhicules de livraison (plans de nettoyage et de désinfection à jour, traçabilité de ces opérations, mouvements des camions sur l’exploitation, etc.), des mouvements des personnes (chauffeurs-livreurs et techniciens d’élevage), de la livraison de l’aliment avec un contenant tels que des sacs ou des big-bag (utilisation de conditionnement neuf ou recyclé avec garantie sans risque de contamination), de l’analyse des risques prenant en compte le type d’élevage, la localisation géographique et la saisonnalité. Ces mesures sont également à appliquer en cas de sous-traitance de la livraison pour le fabricant d’aliment.

C. Morice

*En cas d’épisode épizootique, ces mesures seront renforcées conformément aux recommandations du Conseil scientifique de la nutrition animale (CSNA, avis du 11 janvier 2007 révisé en juillet 2016). Cette fiche technique a été transmise à l’administration le 27 juin 2016, elle est mentionnée dans la note de service 2016-585 de la DGAL relative à la mise en œuvre de l’arrêté du 8 février 2016.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 702 – Décembre 2016

 

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