Bart Verhulst, directeur général d’Ovocom.

Assemblée générale Ovocom : garantir la sécurité alimentaire

Au sein d’Ovocom, plateforme de concertation belge, les secteurs du négoce, de la nutrition animale et du transport collaborent pour garantir la sécurité des aliments pour animaux via, entre autres, le standard Feed Chain Alliance. Une volonté et une collaboration réaffirmées lors de l’assemblée générale de l’organisation, jeudi 17 mai, à Bruxelles.

Bart Verhulst, directeur général d’Ovocom. Crédit : Ovocom

Bart Verhulst, directeur général d’Ovocom. Crédit : Ovocom

« Garantir la sécurité alimentaire est essentiel pour l’industrie des aliments pour animaux. Le secteur le sait et prend ses responsabilités », a assuré Bart Verhulst, directeur général d’Ovocom, la plateforme belge de concertation pour l’alimentation animale, lors de son assemblée générale, organisée jeudi 17 mai à Bruxelles. « Les entreprises du secteur comprennent aussi l’importance d’un référentiel pour la sécurité alimentaire. Pour preuve, le nombre d’entreprises certifiées Feed Chain Alliance (NDLR : l’un des quatre standards d’Ovocom*) augmente d’année en année, tout comme le nombre de questions concernant la sécurité alimentaire que nous recevons des entreprises. » Ce référentiel fixe les exigences relatives à la production, la transformation, la commercialisation, le stockage et le transport des aliments pour animaux. « Il est spécifiquement conçu pour et par les professionnels du secteur. Le partage du savoir se fait dans les deux sens. Une approche verticale unique au monde », note Bart Verhulst.

En 2017, indique l’organisation dans son rapport annuel, le nombre de sites certifiés a augmenté de +4 %. Il s’élève aujourd’hui à 4 168. De même, le standard FCA est de plus en plus présent en France : le nombre de sites certifiés y a augmenté de +17 % en 2017. Les entreprises FCA sont situées dans presque toute l’Europe mais aussi, depuis peu, en Hongrie, en Serbie, en Roumanie et à Malte. Il existe également des sites certifiés en dehors du continent européen comme au Suriname et en Tunisie. « Mais cette confiance des entreprises et du marché se gagne tous les jours, grâce à un système dynamique qui s’adapte à un secteur en constante évolution, souligne Ann Nachtergaele, présidente d’Ovocom. Le modèle Ovocom, basé sur la concertation et le partenariat avec les différents maillons de la chaîne, permet d’être au plus près des préoccupations et des nouveaux défis des entreprises. »

Accords d’interchangeabilité et projets internationaux

L’an dernier, la plateforme a mis en œuvre de nombreuses initiatives afin de poursuivre le développement du standard FCA « en tant que système de sécurité et de qualité internationalement accepté et respecté ». L’organisation a ainsi conclu ou renouvelé des accords d’interchangeabilité avec d’autres gestionnaires de référentiels internationaux en alimentation animale tels que GMP+ International, AIC et Fami-QS. « Un nouvel accord a été conclu avec le CSA-GTP français (NDLR : standard géré par Coop de France Métiers du grain, FNA et le Syndicat national du commerce extérieur des céréales et oléoprotéagineux) et un accord temporaire a été signé avec le système Oqualim français. » Ces accords permettent aux gestionnaires de référentiels d’harmoniser leurs exigences en matière de sécurité alimentaire et d’échanger avec des entreprises qui ne sont pas certifiées selon le même standard. « Cela signifie des coûts plus bas et des contacts commerciaux plus fluides, alors que les garanties pour la sécurité alimentaire et la certification restent maintenues. »

La plateforme belge a également été le premier gestionnaire de référentiel alimentation animale à être accepté par Ketenborging.nl. « Cette organisation néerlandaise reconnaît les systèmes qui veillent à augmenter la sécurité alimentaire et l’intégrité des aliments. » De plus, Ovocom a été repris comme exemple dans le cadre du projet européen Better training for better food. « Partout en Europe, notre modèle est présenté comme un modèle de bonnes relations entre les organismes de contrôle officiels et les schémas de certification privés », se félicite Ann Nachtergaele.

En parallèle à la conclusion d’accords d’interchangeabilité, des projets communs sont également réalisés. « C’est ainsi, qu’avec AIC, GMP+ International et QS, nous travaillons à une harmonisation des conditions d’achat. Cela signifie que les conditions qu’un référentiel impose à une entreprise pour acheter des produits (en termes de monitoring, de communication, etc.) correspondent autant que possible à ceux des autres standards. En premier lieu, nous nous sommes focalisés sur l’achat des matières premières pour aliments des animaux non transformées, des anciennes denrées alimentaires et des sous-produits de l’industrie des huiles et des graisses. » Avec les autres gestionnaires de référentiels, Ovocom a également participé à la fondation du Comité international du transport routier des aliments pour animaux (ICRT) afin d’harmoniser les régimes de nettoyage entre deux chargements afin de réduire au minimum la contamination éventuelle d’un transport à l’autre.

Connaissances et services

Outre la qualité, Ovocom est basée sur deux autres piliers : les connaissances et les services. Ovocom part du principe que « nos connaissances ne doivent pas être gardées pour nous. Notre savoir-faire vaut beaucoup plus lorsque nous le partageons ». La plateforme organise donc des formations pour les professionnels du secteur de l’alimentation animale, les auditeurs et les consultants. « L’objectif de ces formations est de partager nos connaissances avec le secteur et toutes les parties concernées. Nous consacrons beaucoup d’attention à ces formations et le nombre de participants ne cesse d’augmenter. Une preuve de plus que le professionnel du secteur de l’alimentation animale prend la sécurité alimentaire au sérieux », se félicite Bart Verhulst.

Ovocom communique également sur sa veille règlementaire, « chaque jour, nous faisons l’inventaire des textes légaux publiés au niveau de l’Union européenne mais aussi en Belgique et en France et chaque lundi nous publions le résultat de ces recherches ». Des bulletins d’information sont également diffusés, « en direction des organismes de certification, des entreprises certifiées FCA mais aussi toutes personnes intéressées par le secteur de l’alimentation animale », ainsi que des informations sur la maîtrise des achats ou la fraude alimentaire. Ovocom met également à disposition une banque de données complète et un helpdesk professionnel. L’organisation propose aussi des visites d’entreprise. « Tous ces contacts nous permettent d’apporter des solutions pratiques et de dégager des pistes pour d’éventuelles améliorations du Standard FCA. Tout le monde en ressort donc gagnant ! »

E. Mouraud

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