Antibiorésistance : Bruno Le Maire lance un plan national de réduction des risques

Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, a annoncé, dans un communiqué daté du 17 novembre, la mise en place d’un plan national destiné à réduire les risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire. Suivant les recommandations de l’OMS, la FAO et l’OIE, « la France fait partie des premiers pays à décliner concrètement les orientations sur la résistance aux antibiotiques définies par les résolutions du Parlement européen des 12 mai et 27 octobre 2011, celles de la Commission européenne du 27 octobre 2011 », souligne le communiqué. La Commission a en effet incité les États membres à élaborer un agenda de recherche stratégique (ARS) commun fixant les besoins et les objectifs de recherche à moyen et à long terme dans le domaine de la résistance aux antimicrobiens. Le Copa-Cogeca salue pour sa part cet engagement de la Commission européenne en insistant sur la nécessité d’un plan d’action coordonné au niveau européen.

Le plan national français, qui se compose de 40 mesures encourageant les bonnes pratiques et défendant l’idée de renforcer le « dispositif de suivi de la consommation des antibiotiques », vise un objectif double, précise le ministère : « Diminuer la contribution des antibiotiques utilisés en médecine vétérinaire à la résistance bactérienne, sans altérer la santé des animaux ; préserver l’efficacité des traitements, et ce d’autant plus que la perspective de développement de nouveaux antibiotiques est réduite. » L’Anses, qui participe à ce plan, précise qu’elle a d’ores et déjà constitué un groupe d’experts chargés d’évaluer les risques d’émergence d’antibiorésistance liés aux modes d’utilisation des antibiotiques, et dont les résultats sont attendus fin 2013.

À l’occasion de la journée européenne d’information sur les antibiotiques, le 18 novembre dernier, l’Anses a notamment pointé la progression des résistances aux fluoroquinolones et aux céphalosporines de 3e et 4e générations, « des antibiotiques d’importance critique en santé humaine et animale », souligne l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail.

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