Amazonie : importation de soja et responsabilité française

L’Amazonie, ravagée par les incendies, s’est imposée au sommet du G7. Depuis janvier, plus de 73 000 départs de feux ont été recensés par l’Institut national des recherches spatiales (INPE) au Brésil : « Un chiffre en hausse de plus de 83 % par rapport à l’année dernière. » Les ONG alertent depuis longtemps sur la déforestation qui menace la forêt amazonienne. Aujourd’hui, elles pointent la responsabilité du président brésilien, « dont les actes et le discours favorisent l’impunité de ceux qui provoquent des incendies pour défricher et transformer la forêt en zones de pâturage pour les troupeaux ou en terres destinées à la culture », mais soulignent aussi le rôle joué par les pays importateurs de soja, comme la France. « Trois à quatre millions de tonnes de grains et de tourteaux de soja pour les volailles, les bovins et les porcins sont importées chaque année en France. Il y a une responsabilité de l’économie française dans la déforestation et le réchauffement climatique », dénonce Jérôme Frignet, directeur des campagnes de Greenpeace France. Une responsabilité admise également par le Président de la République, qui admet « une part de complicité » de la France dans les incendies en Amazonie, liée au soja. Mais cette « dépendance en termes de protéines est liée à des décisions prises dans les années 1960 », a souligné Emmanuel Macron, en affirmant son souhait que l’Europe retrouve une souveraineté protéique.

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