Additifs : le Synpa vitamine sa communication

La série de brochures En savoir plus créée par le Synpa s’enrichit d’un numéro dédié aux additifs pour l’alimentation animale*. Le document est diffusé auprès des professionnels de la nutrition animale, pour mettre en lumière les multiples bénéfices de ces ingrédients devenus essentiels. Une action de pédagogie et de transparence, dont les additifs en nutrition animale avaient bien besoin. Présentation.

Mélanie Le Plaine-Mileur, secrétaire générale du Synpa et Gilles Caby, chef de projet chez Cargill et membre de la commission alimentation animale du Synpa.

Mélanie Le Plaine-Mileur, secrétaire générale du Synpa et Gilles Caby, chef de projet chez Cargill et membre de la commission alimentation animale du Synpa.

Savez-vous que les additifs doivent faire la preuve de leur sécurité, mais aussi de leur efficacité avant d’être autorisés par la Commission européenne ? Êtes-vous sûr de bien connaître le rôle des caroténoïdes ou encore des probiotiques ? Savez-vous que plus d’une cinquantaine d’additifs sont autorisés en agriculture biologique ? À moins d’être expert en la matière, il y a fort à parier que l’univers des additifs vous est partiellement inconnu. « Pourtant, les entreprises du secteur n’ont rien à cacher, bien au contraire, assure Mélanie Le Plaine-Mileur, secrétaire générale du Synpa. Nous notons parfois une confusion autour des additifs, même parmi les personnes appartenant à la grande famille de la nutrition animale. On entend parfois : » Moi, je n’utilise pas d’additif. Seulement des vitamines et des huiles essentielles.  » Or ces ingrédients sont bien classés comme additifs pour l’alimentation animale par la réglementation…» En 16 pages, le Synpa raconte les additifs, en mettant sous les projecteurs l’histoire, le rôle et les bénéfices de ces ingrédients incontournables.

Pédagogie

« En tant qu’industriel, nous avons fait le constat d’une grande méconnaissance, qui va parfois jusqu’au rejet en bloc des additifs en alimentation animale, raconte Gilles Caby, chef de projet chez Cargill et membre de la commission alimentation animale du Synpa. Pour contrer cette réaction pratiquement épidermique, la meilleure réponse nous a semblé être la transparence et la pédagogie, dans la continuité des travaux déjà réalisés par le Synpa autour des additifs alimentaires et des ingrédients santé en alimentation humaine. » Mélanie Le Plaine-Mileur et Gilles Caby relatent ainsi le cas de certains cahiers des charges qui sont allés jusqu’à interdire les additifs, sans aucune forme de cohérence. « Nous avons même rencontré la mention Sans additifs facteurs de croissance, qui fait un amalgame grossier entre additifs et antibiotiques facteurs de croissance, alors que les additifs antibiotiques facteurs de croissance sont interdits en alimentation animale dans l’Union européenne et ce depuis plusieurs années. » De quoi créer la confusion dans certains esprits et entacher durablement l’image des additifs. Les professionnels de la nutrition et des productions animales ont naturellement été identifiés par le Synpa comme la cible la plus pertinente d’une campagne de communication.

Lisibilité

L’idée d’une brochure a été adoptée au mois de mars 2014. Moins de six mois plus tard, le document était imprimé, prêt à être distribué par les adhérents du Synpa. « Une performance, qui n’a été possible qu’au prix d’une grande mobilisation des membres du groupe de travail », souligne Mélanie Le Plaine-Mileur. Gilles Caby confirme : « Nous avons eu une dizaine de réunions très rapprochées les unes des autres, pour ficeler en un temps record cette brochure. La rédaction du texte s’est faite à plusieurs mains, dans une recherche permanente de consensus entre les différents auteurs ». L’écriture, justement, ne s’est pas faite sans difficultés. « Le choix des mots, lorsqu’il concerne des produits très réglementés, ne s’improvise pas », fait remarquer Mélanie Le Plaine-Mileur. « Les définitions que nous proposons dans la partie Abécédaire de la brochure et qui concernent des ingrédients aussi divers que les arômes, les coccidiostatiques, les enzymes, les argiles, les probiotiques… doivent rester lisibles pour un public non-expert. » À l’austérité des définitions réglementaires, le Synpa a préféré un texte aéré et des explications illustrées par de nombreux exemples concrets. Ainsi, les antioxydants sont évoqués pour leur rôle protecteur notamment pour les oméga-3 et oméga-6, le bêta-carotène pour son intérêt dans la préparation des animaux à la reproduction, la levure vivante pour son effet sur la microflore et sur la dégradation des fibres par les ruminants, etc.

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O. W.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 685 avril 2015

 

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