Récolte des protéagineux : Terres Univia et Inovia dressent le bilan

La campagne 2019 est réussie pour le pois, avec des rendements en pois d’hiver supérieurs aux années précédentes, qui s’élèvent de 45 à 60 quintaux par hectare, avec des pointes à 70 q/ha, et de 30 à 60 q/ha pour les pois de printemps. « L’alternance de périodes sèches et de précipitations a favorisé la levée des semis d’hiver et de printemps. Le succès de ces rendements repose également sur une période avril-mai optimale. » La fin de cycle a été plus difficile pour la féverole de printemps, « elle a été plus impactée par la phase de canicule de fin juin début juillet. Son rendement a été limité à 30-40 quintaux par hectare dans le Centre-Ouest. Des rendements de 50 à 55 q/ha ont toutefois été atteints en Normandie ». Les conditions de l’année ont limité le développement de maladies, excepté dans le Sud-Ouest en féverole d’hiver (botrytis). Présents dans le nord de la France, les ravageurs (pucerons, bruches, tordeuses) ont été freinés par les températures fraîches du début de printemps, la qualité des graines en a toutefois été affectée. « Les résultats de la récolte ainsi que la nécessité de diversifier les systèmes de cultures pour faire face aux aléas climatiques, devraient encourager les agriculteurs à insérer des protéagineux, notamment du pois, dans leurs assolements dès l’automne 2019. » Le futur plan protéines prévoit 200 000 hectares supplémentaires de protéagineux à l’horizon 2030 selon les filières animale et végétale rassemblées autour de Terres Univia. « Les protéagineux répondent aux défis agroécologiques et aux besoins en protéines non OGM, locales et durables de l’alimentation humaine et animale. »

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