Lutte contre la déforestation : Duralim renforce son implication

Duralim annonce la création d’un Observatoire des risques de déforestation importée. (crédit : Pixabay)

Début 2018, les membres de Duralim se sont engagés à atteindre 100 % d’approvisionnements durables d’ici 2025, avec un objectif zéro déforestation. « Nous sommes conscients qu’une solution fiable et efficace doit passer par des outils et des réponses consolidés au service du collectif. Il est donc indispensable pour Duralim de continuer à avancer sur le sujet et d’être l’enceinte de construction de cette réponse. Nos travaux ont été fructueux et la maturité de notre expertise nous permettent aujourd’hui d’entrer dans une nouvelle phase opérationnelle », indique Jean-François Arnauld, président de Duralim. La plateforme annonce ainsi la création d’un Observatoire des risques de déforestation  importée, sur deux volets opérationnels : une évaluation approfondie du risque déforestation/conversion des flux de soja importés pour les filières animales françaises ; un outil de calcul permettant à chaque acteur d’évaluer son risque de déforestation au regard des sojas qu’il utilise.

L’appréciation de l’empreinte « risque de déforestation » de la ferme France sera établie au sein de l’Observatoire. « Duralim a l’ambition d’aller plus loin en transposant cette empreinte « risque de déforestation » à six filières animales ciblées, sur la base de l’empreinte soja calculée pour chacune d’entre elles », dévoile Jean-François Arnauld. En s’appuyant sur des données fiables et reconnues, cet Observatoire évaluera également le risque de déforestation lié à la part de soja dans l’alimentation des animaux d’élevage, pour six filières animales (vaches laitières, bovins viande, porcs, poulet de chair, dinde et œufs). Ce travail sera également élargi aux produits animaux issus de ces productions animales : lait, viande, œufs, etc. « Nous sommes tous pleinement conscients de l’urgence de la situation et Duralim a mis en œuvre des moyens dédiés pour aboutir à un observatoire opérationnel début juillet 2021. » Dans une logique d’amélioration continue, l’Observatoire se veut évolutif, « pour gagner en opérationnalité et répondre toujours plus aux besoins des opérateurs économiques afin de construire une solution indépendante, pertinente, viable, vérifiable, opérationnelle et économiquement performante ».

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