Laboratoire Upscience : contrôle qualité et innovations

Le réseau de laboratoires Upscience accompagne les industriels de l’alimentation animale à travers une gamme étendue d’analyses et de services pour sécuriser, contrôler et optimiser les matières premières et produits finis.

Véronique Guérif, directrice générale du laboratoire Upscience.

Grâce à un large éventail de prestations analytiques (physico-chimiques, microbiologiques, biologie moléculaire et spectrométrie proche infrarouge), Upscience accompagne les industriels des secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire dans leurs besoins de contrôle qualité et dans leurs projets d’innovation. « Nous avons notamment pour cela un agrément Crédit d’impôt recherche » souligne la directrice générale, Véronique Guérif.
L’alimentation animale représente plus de 60 % des activités du réseau de laboratoires. « Nous sommes nés il y a une soixantaine d’années d’un besoin de contrôle de la qualité des formules dans des usines de nutrition animale. Nous avons grandi aux côtés de nos partenaires, nous connaissons donc parfaitement les problématiques liées au marché de la nutrition animale et notre expérience est reconnue. Nous sommes devenus un partenaire de référence. »
Upscience est ainsi très présent au sein des différentes commissions de normalisation et d’expertise en nutrition animale. « Au-delà de nos engagements à faire vivre nos accréditations, nous participons activement aux commissions Afnor pour faire évoluer les pratiques des laboratoires, ainsi qu’à différents réseaux de tests interlaboratoires tels que ceux mis en place par le Bipea (Bureau interprofessionnel d’études analytiques) ou par nos propres clients, pour évaluer et optimiser en continu nos performances. »

Le réseau Upscience compte près de 200 employés, dont 100 à Saint-Nolff.

Valeurs nutritionnelles et expertise biologique

Filiale du groupe international ADM, Upscience est un prestataire de services indépendant, «  garantissant impartialité, confidentialité, neutralité et, bien entendu, respect des bonnes pratiques de laboratoire ». Accrédité Cofrac, référencé Oqualim et GMP+, il s’appuie sur trois entités, en Bretagne, Normandie et Italie. L’expertise composition nutritionnelle est implantée à Saint-Nolff (Morbihan) et se tourne vers « la teneur en protéines, les matières grasses, les minéraux, les vitamines, le profil d’acides aminés, le profil en sucre et en principes actifs, etc. » liste Véronique Guérif. L’analyse de  ces valeurs nutritionnelles  permet d’établir ou confirmer le contenu nutritif des produits mais aussi de valoriser leur composition en mettant en avant leurs qualités nutritionnelles (contenu en fibres, minéraux spécifiques, probiotiques, etc). « Connaître et maîtriser au mieux la valeur nutritive des matières premières et produits finis a une répercussion directe sur la performance de l’animal. » En termes de contaminants et autres substances indésirables, le laboratoire propose aussi des solutions de profils analytiques par famille de mycotoxines, « permettant une adaptation parfaite aux réglementations européennes et internationales, ainsi qu’aux obligations en termes de certification ».

800 échantillons sont analysés chaque jour.

À Thury-Harcourt (Normandie), le laboratoire AdGène réalise des analyses de microbiologie et biologie moléculaire. « Les analyses microbiologiques servent à éviter tout risque sanitaire lié aux microorganismes pathogènes (Salmonelles, Listeria, Entérobactéries, E.Coli…). » Outre la réglementation, différents référentiels imposent aux industriels de la nutrition animale le suivi microbiologique de leurs matières premières et produits finis selon un plan de contrôle spécifique (comme le référentiel Oqualim ou GMP+ FSA Feed Safety). « La biologie moléculaire est quant à elle consacrée à l’étude des molécules d’ADN et ARN du paramètre recherché, pour montrer sa présence ou son absence. Par exemple les différentes espèces animales ou végétales et les OGM », explique Véronique Guérif. Le laboratoire propose ainsi l’identification  et la quantification des OGM autorisés en Europe, par technologie PCR. « Cela permet notamment aux fabricants et distributeurs d’assurer la traçabilité des matières premières et de garantir l’absence d’OGM dans le produit final. » AdGène est sur le point d’être référencé VLOG, « pour le contrôle des OGM sur le marché export ».

À Modena (Italie), le laboratoire est dédié aux analyses de contaminants chimiques, mycotoxines, pesticides, dioxines, PCB, résidus médicamenteux, etc. «  Il s’adresse principalement au marché local » souligne Véronique Guérif. Au total, le réseau Upscience compte près de 200 employés, dont 100 à Saint-Nolff et analyse 800 échantillons chaque jour. «  Les demandes proviennent essentiellement de France et d’Italie. Mais nous sommes aussi sollicités par des clients de pays étrangers comme le Brésil, la Chine et l’Afrique du Sud. »

Nouvelles analyses

Upscience travaille actuellement pour internaliser de nouveaux contaminants chimiques, notamment l’oxyde d’éthylène sur le marché européen. «  Cela fait suite au récent scandale des graines de sésame, explique Véronique Guérif. Ce produit cancérigène est encore utilisé comme biocide dans certains pays, comme l’Inde, afin de tuer les éventuelles bactéries présentes dans les épices ou dans les grains. » Dans l’Union européenne, son usage est interdit en tant que produit de protection des denrées alimentaires et des aliments pour animaux depuis 2011. « Il y a un besoin de contrôle et nous le proposerons prochainement à nos clients. » En biologie moléculaire, Upscience mène un projet de recherche et développement sur la détection des insectes non autorisés dans les farines d’insectes destinées à l’alimentation des animaux et poissons d’élevage. « Seules sept espèces sont aujourd’hui autorisées. Nous développons ces analyses dans une logique de lutte contre les potentielles fraudes. » Upscience travaille aussi sur une méthode d’analyse rapide de recherche de mycotoxines sur les matières premières et produits finis.

Ermeline Mouraud

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