Un échantillon de fourrage séché. En sachet, avant broyage. Dans les gobelets, après broyage.

Laboratoire : Galys triple la mise à Ancenis

La nutrition animale constitue l’une des spécialités de l’établissement ancenien. Celui-ci analyse des matières premières, des produits finis et des fourrages. Les protocoles mis en œuvre répondent à des règles extrêmement précises.

Un échantillon de fourrage séché. En sachet, avant broyage. Dans les gobelets, après broyage.

Un échantillon de fourrage séché. En sachet, avant broyage. Dans les gobelets, après broyage.

Sur le plan de la nutrition animale, le laboratoire Galys d’Ancenis (Loire-Atlantique) analyse trois types de produits. Tout d’abord, les matières premières. Responsable de l’entité, Patricia Socheleau explique : « Les fabricants d’aliments achètent des matières premières partout dans le monde et ils doivent respecter des cahiers des charges : pour vérifier leurs approvisionnements, ils font faire des analyses. » Des analyses physico-chimiques : teneur en protéines, en fibres, en amidon, etc. Deuxièmement, les produits finis. Les usines fabriquent des aliments pour volailles, vaches laitières, vaches allaitantes ou autres et veulent en « vérifier la valeur étiquette ». Des analyses identiques aux matières premières. Pour ces deux premières catégories, l’activité est homogène toute l’année. S’agissant des fourrages, il y a deux campagnes : l’une au printemps (ensilage d’herbe, foins enrubannés) et l’autre à l’automne (ensilage de maïs). Objectif : connaître la composition de ces produits (matière sèche, protéines, cellulose, amidon, sucre, etc.) et en calculer la valeur énergétique : l’unité fourragère (UF) et les protéines digestibles dans l’intestin (PDI). « L’Institut national de la recherche agronomique a défini les équations permettant de calculer l’UF et les PDI. Quand on restitue le bulletin, on indique les résultats des analyses de composition et les valeurs énergétiques. Sur ces bases, l’éleveur et le fabricant pourront définir des rations. L’analyse est un outil de pilotage de la ration. L’agriculteur les fait pour être au plus juste et l’analyse doit l’être également : on respecte des normes. »

Selon les normes Afnor

Pour les matières premières et les produits finis, les clients effectuent eux-mêmes les prélèvements et envoient les échantillons au laboratoire. « Une bonne analyse commence par un bon prélèvement indique Patricia Socheleau. On analyse ce qu’on nous apporte. » Le laboratoire vérifie la conformité de la demande du client par rapport à l’échantillon. Ce dernier est numéroté pour en assurer la traçabilité et enregistré informatiquement. « Afin d’avoir un produit homogène, celui-ci est broyé. » Le broyage et l’analyse se font selon les normes Afnor : il y a une méthode par analyse. Exemples : humidité, amidon, etc. « Une fois les résultats disponibles, je les valide et j’envoie le bulletin au client. » Le temps moyen d’une analyse varie d’une à deux semaines selon les paramètres demandés. « Mais ce n’est pas figé : on s’adapte à la demande du client. » Pour les fourrages, le client ou un préleveur professionnel effectue le prélèvement et l’envoie au laboratoire : 500 g de fourrage frais sur des silos pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de tonnes ! Comme précédemment, le laboratoire vérifie la cohérence de la demande du client par rapport à l’échantillon et numérote celui-ci. Étape suivante : la détermination de la matière sèche. « On pèse l’échantillon brut puis celui-ci est placé dans une étuve (NDLR : à une température de 75 °C pendant 48 heures). En étuve, l’eau s’évapore : lorsqu’on repèse l’échantillon, la différence entre avant et après constitue la matière sèche. » Celle-ci est broyée en poudre à 1 mm afin d’avoir un produit homogène. « Ensuite, selon la demande du client, on procède à une analyse chimique ou infrarouge. » La première méthode est reconnue par l’Afnor. Elle permet de déterminer la quantité de protéines, de cellulose et d’amidon puis de calculer l’UF et les PDI. La seconde méthode donne les mêmes informations. La différence réside dans la rapidité : plusieurs jours pour une analyse chimique contre quelques minutes à l’infrarouge. « Un faisceau lumineux traverse l’échantillon et provoque une vibration des liaisons organiques. Celles-ci sont ensuite traduites en amidon, en protéines ou en cellulose grâce à une calibration. Celle-ci est conçue à partir d’une sélection d’échantillons pour lesquels il a été déterminé les valeurs de référence par les méthodes officielles et les scannes infrarouges (NDLR : graphique propre à chaque échantillon). Ensuite, quand on passe un échantillon inconnu, l’appareil définit son scanne et, grâce à la calibration, convertit celui-ci en valeur amidon, etc. Ensuite, on calcule l’UF et les PDI. Que le client demande une analyse chimique ou infrarouge, le process reste le même. Il est important que les deux méthodes soient associées. Les analyses infrarouges donnent des résultats mais il faut s’assurer qu’ils soient justes : on fait des comparaisons avec les analyses chimiques. »

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G. Hardy

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la RAA 710 – Octobre 2017

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