L’équipe de DSM Animal nutrition&health France, avec, de gauche à droite : Jean-Marc Thoby, responsable technique, Christophe Boulard, account manager, Vérane Gigaud, experte technique volaille, Sébastien Bigot, responsable commercial et marketing, Daniel Planchenault, expert technique porc, Élise Begos, account manager, Jean-Yvon Lichou, account manager.

DSM : les vitamines à la loupe

DSM organisait, le 30 mars dernier, un petit déjeuner-débat sur l’usage des vitamines en productions animales. L’occasion de faire un point sur les particularités de ces molécules si sensibles et de rappeler le savoir-faire de DSM en la matière.

L’équipe de DSM Animal nutrition&health France, avec, de gauche à droite : Jean-Marc Thoby, responsable technique, Christophe Boulard, account manager, Vérane Gigaud, experte technique volaille, Sébastien Bigot, responsable commercial et marketing, Daniel Planchenault, expert technique porc, Élise Begos, account manager, Jean-Yvon Lichou, account manager.

L’équipe de DSM Animal nutrition&health France, avec, de gauche à droite : Jean-Marc Thoby, responsable technique, Christophe Boulard, account manager, Vérane Gigaud, experte technique volaille, Sébastien Bigot, responsable commercial et marketing, Daniel Planchenault, expert technique porc, Élise Begos, account manager, Jean-Yvon Lichou, account manager.

« Si la sécurité et la qualité sont les exigences premières des vitamines, nous devons prendre en compte les paramètres importants du marché que sont la volatilité des prix et la disponibilité aléatoire des vitamines », résume en introduction Christophe Boulard, account manager, lors du petit-déjeuner organisé par DSM pour échanger sur les vitamines. Concepteur de produits pour le food, le feed et le pharma, DSM organise deux à trois fois par an ces formules qui permettent de discuter en comité réduit de thématiques bien précises. « Cela nous permet également de mettre en avant la valeur ajoutée de nos produits dans une industrie qui tend à la banalisation », précise Vérane Gigaud, experte technique volaille.

Pour présenter les vitamines « sous toutes leurs formes », la responsable du laboratoire de recherche en application pour le feed, Laure Clasadonte, a tout d’abord rappelé les particularités de ces produits extrêmement sensibles qui nécessitent d’être stabilisés pour être efficaces. « Quelle que soit leur destination (granulé ou premix), nos produits doivent répondre à plusieurs fonctions, en termes de manipulation, homogénéité/mixabilité, stabilité ou biodisponibilité. » Les substances actives ont en effet une sensibilité différente à la température, l’humidité, l’oxydation ou la lumière. « Pas assez protégées, les vitamines n’offrent pas à l’animal la possibilité de couvrir ses besoins ; trop protégées, les vitamines ne sont pas accessibles et sont rejetées. Dans les deux cas les besoins ne sont pas couverts », complète Daniel Planchenault, spécialiste porc.

Différents procédés seront ainsi utilisés pour stabiliser les matières actives : l’estérification stabilise les molécules de la vitamine E, mais agira de façon insuffisante pour la vitamine A. La technologie d’encapsulation d’une vitamine consiste à combiner des matières premières (émulsifiants, graisses, antioxydants…) avec une technologie particulière selon le produit final voulu : beadlet, spray drying, granulation, coating. « Nous travaillons différentes formulations afin de donner au produit « la meilleure robe », la plus adaptée au produit », souligne Laure Clasadonte.

Pour la technologie du beadlet, la vitamine est émulsifiée avec une matrice (gélatine, dextrine…), puis le produit passe par une buse ; les petites perles sèchent sur une grande tour (20 mètres) et le produit est séché à nouveau. L’encapsulation est aussi possible par la suite si nécessaire (comme pour le Rovimix A 1 000 par exemple). « Mais chaque étape de formulation ayant un coût, il faut adapter au mieux l’objectif de qualité du produit final. »

Conditionnement et technologie

Certaines caractéristiques du produit seront mises en avant selon les critères recherchés : la coulabilité sera par exemple un facteur important pour un produit fabriqué en gros volume. La poudre doit aussi résister au test du « caking » qui mesure la tenue du produit face à l’introduction d’humidité. L’uniformité est testée en mélangeuse, par mesure du coefficient de variabilité d’une série de plusieurs échantillons (15,4 % sur le Rovimix, 24,6 % sur un produit concurrent). La stabilité s’évalue en fonction de plusieurs critères : comment la vitamine résiste per se à la température et au stockage (sur 3 mois à 25 °C) ou comment la forme des produits qui contiennent la vitamine influence la résistance de celle-ci selon les conditions de stockage. « Selon que la formule de la vitamine D contient ou non un antioxydant, la stabilité sera totalement différente. »

Les tendances du marché constituent par ailleurs des paramètres importants à prendre en compte dans la conception des produits, tout comme l’effet du process utilisé : le temps de conditionnement tend par exemple à augmenter un peu partout en Europe (Belgique, Pays-Bas) et aux États-Unis. « En Europe, le temps de rétention est plus long dans le conditionneur, note la chercheuse. Les acidifiants sont également facilement utilisés, il faut en tenir compte. »

S. Le Blé

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